Martin Fourcade : "Apprendre à travailler est indispensable"

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Athlète français le plus médaillé aux Jeux olympiques d'hiver en étant notamment double champion olympique en 2014 à Sotchi, Martin Fourcade a accepté d'être le parrain du Club entreprises France Olympique. Il devient ainsi le représentant et le porte-parole des sportifs et du sport au sein du club. Entretien avec un biathlète d'exception qui nous explique son rapport avec le monde des entreprises...

Comment s'est mis en place ton investissement en tant que parrain sur le Club Entreprises France Olympique ?

Martin Fourcade, Denis Masseglia, président du CNOSF et Thierry Braillard, secrétaire d’État chargé des Sports ©KMSP

C’est Denis Masseglia qui m’a contacté et demandé d’être le parrain. Je n’ai pas réfléchi longtemps : je connais l’importance pour le CNOSF d’avoir des entreprises soutiens mais aussi sa volonté de créer une synergie entre le monde du sport et celui de l’entreprise. En tant que sportif de haut niveau, particulièrement attaché au CNOSF, et plus largement aux anneaux olympiques, c’est un grand plaisir pour moi d’être le parrain... et un grand honneur aussi.


En tant que sportif, on apprend beaucoup et ça peut être très profitable au monde de l’entreprise

Concernant la relation entre sport et entreprise, quels sont pour toi les apports de l’un et de l’autre ?
Dans le sport de haut niveau il y a des joies, mais aussi parfois de la cruauté. Il y a de beaux moments, mais aussi des déceptions. En effet, une sélection, c’est quelque chose d’extrêmement cruel. On va sacrifier 4 ans de sa vie pour essayer de participer à des Jeux. Certains n’y arrivent pas qui, du jour au lendemain, se retrouvent désemparés. Quand on a vécu ça, on est quand même bien armé pour rentrer dans le monde concurrentiel qui est celui de l’entreprise. On parle aussi souvent de travail en équipe dans le monde de l’entreprise. Moi je vis et dors plus de 200 jours par an avec mes camarades et il y a 5 ans quand on a été associé ensemble au sein de l’équipe masculine de biathlon. Nous n'étions n’était pas fait pour s’entendre. Nous étions des adversaires, et finalement, par intérêt commun et pour atteindre un même objectif, ,nous avons réussi, ensemble, à construire cette équipe, à vivre en communauté et à travailler ensemble.

©KMSP

Ce sont des qualités qui sont recherchées dans le monde de l’entreprise. On s’entend plus ou moins bien avec ses collègues mais, en tout cas il faut faire en sorte que ça marche. Pour nous c’est une obligation. Je crois que tout ça sont des exemples qui montrent qu’il y a plusieurs moyens de remplir une boite à outils. Faire des études est un moyen. Le sport de haut niveau est une autre manière d’acquérir ces outils. Sur le terrain, en tant que sportifs, nous apprenons beaucoup et ça peut être très profitable au monde de l’entreprise.

Donner le meilleur de soi au travail est quelque chose qui est primordial

Quelles sont pour toi les valeurs communes au sport et au monde de l’entreprise ?
Il y a tout d’abord le dépassement de soi, pour permettre à son entreprise de rayonner, de performer. Donner le meilleur de soi au travail est quelque chose de primordial. C’est la même chose dans le sport. Je parlais tout à l’heure de respect, entre collaborateurs, partenaires, coéquipiers. Apprendre à travailler est indispensable. J’ai passé mon bac par correspondance à 17 ans, j’étais tout seul, loin de chez mes parents. Si je n’avais pas eu cette formation en sport de haut niveau, à apprendre à travailler seul, à me fixer des objectifs, je pense que je ne m’y serais pas mis du tout et je n’aurais pas eu mon bac. Je crois que le sport nous apprend à travailler, et à bien travailler. Si on veut performer, on ne peut pas s’éparpiller.

Quelle est votre actualité sportive en ce moment ?

C'est la reprise ! Comme dans le monde de l'entreprise, dans le sport de haut niveau il faut se fixer des objectifs. J'ai eu la chance ces quatre dernières années de me fixer des objectifs très élevés et de les atteindre. Je vais essayer de m'en fixer des encore plus élevés. Ainsi l'an prochain, je vais tenter de doubler le ski de fond et le biathlon. Je vais me concentrer principalement sur le biathlon et sur une Coupe du monde de ski de fond en début de saison. J'ai repris l'entrainement en ce sens la semaine dernière, en Norvège.

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