La période classique

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Les guerres médiques marquent la fin de la période archaïque et le début de la période classique. En ~ 490, Marathon sera une bataille mais ne sera jamais une épreuve olympique antique.

La période classique est celle d’une civilisation grecque brillante, particulièrement féconde sur le plan culturel et artistique. Platon et Xénophon feront du sport une valeur subordonnée (entretien du corps, excellence de l’âme, apprentissage de la guerre, célébration des fêtes), s’opposant ainsi aux poètes pour qui le sport est sa propre valeur. Les artistes vont illustrer la beauté du corps, la beauté du geste (le Discobole de Myron est réalisé en ~ 455).

La nudité de certains athlètes telle que nous la connaissons par l’iconographie prend une signification esthétique. En ~ 476, aux 76èmes J.O., (qui se dérouleront pour la dernière fois sur une seule journée), Euthymos de Locres reconquiert son titre à la boxe, mais une autre victoire illustre le prestige aristocratique des Jeux. Il s’agit de celle de Hiéron, le Tyran de Syracuse, qui gagne la course de chevaux (sans pour autant monter lui-même). Cette victoire est célébrée par le poète lyrique Pindare qui s’ingénie d’autant mieux à glorifier le héros qu’il est rétribué pour cela. Cela illustre toutefois bien la présence du sacré et le prestige politique est ainsi conforté par un prestige mythique. L’Athénien Alcibiade fera de même cinquante ans plus tard, en faisant exécuter deux tableaux allégoriques.

Diagoras de Rhodes... et sa famille


Le sport ne perd pas ses droits et engendre toujours des exploits légendaires. Diagoras de Rhodes fut le plus célèbre pugiliste. Vainqueur aux 79èmes J.O. (~ 464) et dans d’autres jeux grecs, il fut le père de toute une dynastie olympique : 3 de ses fils et 2 de ses petits-fils furent champions olympiques. Sa légende veut qu’il mourut au cours des 83èmes J.O. (~ 448) après avoir été porté en triomphe par deux de ses fils, vainqueurs au cours de ces Jeux, l’un au pugilat, l’autre au pancrace.

Sa fille, Kallipateira, est également restée célèbre en bravant l’interdiction faite aux femmes d’assister aux compétitions gymniques. Elle ne put résister au désir de suivre son fils, pugiliste comme son grand’père, aux 94èmes J.O. en se déguisant en homme et se faisant passer pour son entraîneur. Sa joie à la victoire de Peisirhodos lui fit oublier toute prudence et la supercherie fut découverte. Elle échappa cependant à la peine capitale prévue dans un tel cas (mais qui ne fut en fait jamais appliquée) eu égard au prestige sportif exceptionnel de sa famille.

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