Transmettre les images des Jeux… une autre course contre-la-montre

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L'image a toujours tenu une place importante dans le développement des Jeux Olympiques et la diffusion de l'Olympisme auprès du grand public à l'échelle internationale. De tout temps néanmoins, une préoccupation majeure a toujours été de transmettre ces images à travers les continents.

En la matière, les établissements établissements français Belin ont longtemps fait référence. Dès le milieu du XIXe siècle, les premières expériences de reproduction et transmission de l'image par l'électricité ouvraient la voie, d'abord au procédé de l’électro-autographe de Amstutz (1890), puis aux travaux du Professeur Korn sur la transmission de photographies par téléphone sur une boucle Paris-Lyon.

Conçu et présenté dès 1908 par Edouard Belin, utilisé pour la première fois en 1914 et perfectionné en 1920 pour permettre d'utiliser les liaisons la radio, le bélinographe, va apporter une solution durable aux besoins des journaux et agences de presse. Les photographes peuvent désormais recourir à la télétransmission par radio donc ou par téléphone - compter une grosse dizaine de minute par cliché. Pour simplifier, la photo, placée sur un cylindre mobile est analysée par une cellule photoélectrique qui se déplace en ligne sur le tambour en rotation. Du grave (noir), à l'aigüe (blanc), les niveaux de gris sont transformés en fréquences et transmis en ligne à un système de tambour équipé de papier photographique qui convertit les fréquences reçues en intensité lumineuse grâce à une petite ampoule et permet le développement du cliché transmis.

Et dès les Jeux Olympiques d’été de 1920, Le Matin publie quelques clichés transmis par bélinographe depuis Anvers.

Si l'image se trouve quelque peu altérée par ce procédé de transmission, son usage n'en est pas moins constant jusqu'à la fin des années 1970. En 1984, à l’occasion des Jeux olympiques de Los Angeles, de nombreuses initiatives tente d'apporter de nouvelles possibilités pour transmettre les photographies. En particulier, Hasselblad, dont le matériel a connu la gloire en accompagnant la mission Apollo 11 sur la lune, met au point un dispositif très performant de scanner du négatif qui aboutit, en 1988, à la sortie du Dixel 2000 avec la collaboration de l’AFP . Celui-ci fait référence jusqu’à l’apparition du numérique à la fin des années 1990. La couverture photographique des Jeux changea alors de dimension

Les JO sont une vitrine.
Vincent Amalvy, chef du département sports de l’AFP

Depuis l’an 2000, l’AFP produit pas moins de 2000 à 3000 images par jour. Une journée de couverture des Jeux Olympiques peut varier de 500 à 1000 images/jour. Ainsi, pour les Jeux olympiques d’Athènes 2004, l'Agence France-Presse (AFP) envoya 1 400 photos par jour, contre 600 quatre ans plus tôt à Sydney et 200 à Atlanta en 1996...

Son rédacteur en chef photos de l'époque, Vincent Amalvy, désormais chef du département sports de l’AFP, expliquait alors au Monde (26 août 2004), « les JO sont une vitrine. Nous montrons aux journaux du monde entier ce dont nous sommes capables. » A Sydney, en 2000, il fallait 6 minutes pour envoyer la photo du 100m olympique aux États-Unis. Il n’en fallait plus que 5 en 2004 à Athènes. En 2010, Il ne fallait désormais que 4 minutes à la photo de la finale du 100 mètres des Jeux Olympiques pour être prise, légendée et acheminée vers tous les médias du monde...

Le Mag' des Bleus | Club Entreprises France Olympique | Prise et transmission d'images

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