Gilot : « Aujourd’hui, on ne peut pas passer à côté de l’Olympisme »

Interview
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Ambassadeur de la Journée Olympique à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône et en région PACA, Fabien Gilot, nonuple médaillé mondial et olympique et septuple médaillé européen (grand bassin), licencié au Club des nageurs de Marseille, s’ouvre ici pour expliquer son engouement pour la date anniversaire de la naissance du CIO (1894). Ce 23 juin verra Fabien, nager en eau libre – entre le château d’If et la plage du Prado – et courir au milieu de milliers d’autres sportifs. En Grand Bleu et à l’unisson, mu par une passion : l’Olympisme.

Un mot lui vient instantanément aux lèvres quand il est question de cette Journée Olympique du 23 juin. « Partage ! ». Fabien Gilot ne dit pas ce mot ; dans un grand éclat, il le sourit plutôt. Son mètre quatre-vingt quatorze semble d’ailleurs avoir été taillé pour une cause, une seule. L’Olympisme. En devenant à Londres, le 29 juillet 2012, champion olympique du relais 4 × 100 mètres nage libre avec ses coéquipiers Amaury Leveaux, Clément Lefert et Yannick Agnel, Fabien Gilot, également vice-champion olympique du 4 x 100 à Pékin en 2008, a inscrit l’une des plus belles pages olympiques françaises. Ce haut niveau qu’il partage volontiers avec le plus grand nombre. En ce samedi, il va nager, courir et tirer des bords avec des milliers de Marseillais.

Fabien, vous qui êtes la figure de proue de la Journée Olympique à Marseille en ce 23 juin, vous sentez-vous prêt à plonger comme avant une finale olympique ?
Bien sûr que je suis prêt à plonger dans ce 23 juin ! Cette Journée Olympique va être un bon moment car elle va allier le sport de haut niveau et le sport pour tous, les médaillés olympiques et les pratiquants de tous les jours. Cette union, c’est ce qu’il y a de beau dans l’Olympisme...
Alors que la ville Paris accueillait à elle seule la Journée Olympique de l’an passé, en droite ligne de la candidature aux JO 2024, cette fois la France entière est impliquée.

Mon but est de participer au plus grand nombre d’activités possibles...

En quoi Marseille vous parait-il être un territoire naturel pour ce type d’événement ?
On va avoir la chance d’accueillir les épreuves de voile en 2024 et ce 23 juin va donc tourner naturellement autour de l’eau… Il y aura cette compétition de nage libre entre le château d’If et le Prado. Mais il y aura aussi des courses pédestres, le long de la Corniche, qui est l’un des espaces littoral le plus grand en Europe. Le but, c’est de vraiment fédérer, de faire venir le maximum de personnes, de commencer à raconter l’histoire de ces Jeux de 2024, qui prennent déjà forme, ici comme partout ailleurs.

Marseille est une ville avec un ADN sportif très marqué. C’est une ville Sportive, grand S, où vivent et s’entraînent de multiples médaillés internationaux. On sent vraiment, dans le public, une mobilisation. Depuis qu’on a gagné le droit d’accueillir les Jeux, on sent que cette histoire prend forme, que chacune et chacun veut y prendre part. Je sens la région mobilisée aussi, comprenant l’impact du sport de haut niveau, mais aussi les possibilités que le sport ouvre sur l’insertion sociale. La communication pour le sport de masse prend de l’essor également, les thèmes du Sport-Santé sont particulièrement porteurs. Et puis le climat, ici, sans doute, est plus propice pour développer davantage encore les activités plein air…

Quelle va être, plus précisément, votre implication lors des activités proposées à Marseille…
Mon but est de participer au plus grand nombre d’activités possibles, comme la voile. Je vais nager, bien sûr, d’If au Prado donc, mais je ferai une sorte de triathlon car j’irai courir dans la foulée. Mais je ne roulerai pas à vélo samedi, et c’est peut-être mieux ainsi : j’irai me reposer sur un voilier, plutôt ! (il rit)

Que représente précisément, à vos yeux, la Journée Olympique ?
Aujourd’hui, on ne peut pas passer à côté de l’Olympisme. Pour moi, en tant qu’ambassadeur, c’est facile de donner de mon temps quand je vois l’engouement suscité par le thème. Faire comprendre la beauté des Jeux Olympiques est aisé : les gens adhérent, se mobilisent, ressentent cela. Le projet de la Journée Olympique est vraiment beau.

Croiser des sportifs qui m’ont fait rêver à la télé, pratiquer des sports que je ne connaissais pas encore et contribuer à développer mon amour pour le sport en général

Vous êtes un licencié actif du Cercle des nageurs de Marseille et êtes coprésident de la commission des athlètes de haut niveau au CNOSF… Avec votre palmarès (1), quels sont les moteurs qui, toujours, vous motivent ?
Le côté santé, d’abord… La natation reste l’un des sports les plus pratiqués pour la rééducation, par exemple, car il évite les impacts sur les articulations. On manque encore de piscines mais la réflexion est entamée, partout. Le deuxième aspect qui me fascine est la reconversion et l’insertion pour nos athlètes. On les accompagne dans un double projet en leur disant : "Gagner des médailles oui, mais préparer l’avenir, notamment avec de grands groupes français ouvrant leurs portes, est tout aussi important.’’ On met en relation les entreprises avec les athlètes pour qu’ils puissent s’épanouir à travers un projet à la suite de leur carrière sportive.

Si vous étiez un gamin aujourd’hui, entre 10 et 15 ans , que vous soyez à Marseille ou Lacanau, qu’aimeriez-vous vivre en ce 23 juin, qu’attendriez-vous d’elle ?
Trois choses : croiser des sportifs qui m’ont fait rêver à la télé, pratiquer des sports que je ne connaissais pas encore et contribuer à développer mon amour pour le sport en général. Cela tombe bien, c’est exactement ce que cette journée est sur le point de nous offrir ! . (Fin texte)

(1). Fabien Gilot remporte, en 2013, deux médailles d'or lors des mondiaux de Barcelone avec les relais 4 × 100 mètres nage libre et 4 × 100 mètres quatre nages. Il est aussi, en individuel, médaille de bronze sur 50 mètres nage libre lors des européens en grand bassin de Budapest en 2010, médaille d'argent sur 100 mètres nage libre lors des mondiaux en petit bassin de Dubaï en 2010 et médaille d'argent sur 100 mètres nage libre lors des européens en grand bassin de Berlin en 2014.


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