Haltérophilie : Histoire

Charles Rigoulot, champion olympique en 1924
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Sport dont les origines sont aussi anciennes que celles de l'humanité et incarnation la plus manifeste de la force humaine, l'haltérophilie ne s'est pas seulement développée, elle est également devenue une discipline moderne du 21e siècle. L'apparente simplicité que revêt le fait de soulever la barre est trompeuse. L'haltérophilie exige force, rapidité, technique, concentration et synchronisation. Les haltérophiles super-lourds revendiquent souvent le titre d'homme le plus fort du monde – ou de femme la plus forte du monde. Cependant, si l'on établit un rapport au kilo près, les poids mi-mouches soulèvent souvent une charge plus importante.

Activité athlétique de base et moyen naturel de mesurer sa force et sa puissance, soulever des poids a été présent à la fois dans l'Égypte ancienne et dans la civilisation grecque. Lorsqu'elle se développe à partir du XIXe siècle, l'haltérophilie figure parmi les quelques sports (avec l'athlétisme, la natation, la gymnastique, l'escrime, la lutte, le tir et le cyclisme) inscrits au programme des premiers Jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896.

Les premiers championnats du monde de ce sport s'étaient pourtant déroulés cinq ans auparavant, le 28 mars 1891, à Londres, avec sept athlètes représentant six pays. Les nations dominantes ont beaucoup varié au cours des dernières décennies. Au début du XXe siècle, l'Autriche, l'Allemagne et la France étaient les pays qui remportaient le plus de succès.

Plus tard, l'Égypte, puis les États-Unis d'Amérique ont régné sur cette discipline. Dans les années 1950 et les trois décennies suivantes, l'Union soviétique a occupé le devant de la scène, la Bulgarie et d'autres pays de l'Europe de l'Est étant ses principaux concurrents. Dans les années 90, la Chine, la Turquie, la Grèce et l'Iran ont pris la tête des classements. Dans les catégories féminines, la Chine a dominé depuis le tout début, mais d'autres pays asiatiques (comme la Thaïlande) sont désormais de sérieux prétendants aux titres de champion olympique et du monde.

L'Europe demeure le continent le plus puissant dans la compétition masculine, même si l'haltérophilie asiatique est en plein essor. Chez les femmes, l'Asie a définitivement pris l'ascendant sur l'Europe, mais d'autres continents comme l'Amérique (du Nord et du Sud) peuvent se targuer de posséder des championnes olympiques.

Histoire olympique

L'haltérophilie a toujours fait partie du programme olympique sauf à trois reprises (en 1900, 1908 et 1912). Le programme olympique d'haltérophilie a énormément évolué au fil du temps. Aujourd'hui, les haltérophiles s'affrontent à l'arraché et à l'épaulé-jeté et sont classés selon leur résultat total combiné.

Aux Jeux Olympiques de 2004 à Athènes, les hommes ont concouru dans huit catégories de poids : jusqu'à 56 kg, 62 kg, 69 kg, 77 kg, 85 kg, 94 kg, 105 kg et + de 105 kg. Les femmes se sont affrontées dans sept catégories : jusqu'à 48 kg, 53 kg, 58 kg, 63 kg, 69 kg, 75 kg, et + de 75 kg. Pour les Jeux Olympiques de 2008 à Beijing, le programme des épreuves d'haltérophilie demeure inchangé.

Les haltérophiles les plus couronnés de tous les temps sont les Turcs Naim Süleymanoglu et Halil Mutlu, ainsi que les Grecs Pyrros Dimas et Kakhi Kakhiasvillis, qui ont remporté chacun trois titres de champion olympique. Le Hongrois Imre Földi et les Allemands Ronnie Weller et Ingo Steinhöfel sont pour leur part les détenteurs d'un record spécial : ils ont participé cinq fois aux Jeux Olympiques. Les champions olympiques des vingt-deux éditions des Jeux auxquelles l'haltérophilie a été inscrite représentent 32 CNO. Chez les femmes, les championnes olympiques des deux dernières éditions des Jeux sont originaires de sept pays au total.

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