Dimitri Bascou : "Je suis un compétiteur"

Interview
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Les championnats du monde d'athlétisme en salle auront lieu à Portland du 17 au 20 mars 2016. Tout nouveau recordman de France et meilleur performeur mondial de l'année sur 60m haies, Dimitri Bascou fera partie des favoris de l'épreuve... Interview.

A quelques jours du début des championnats du monde en salle à Portland (Etats-Unis), dans quel état de forme et d’esprit te situes-tu, et quels sont tes objectifs ?
La préparation de l’année a été faite pour que l’on soit les plus disponibles et dans la meilleure forme possible pour ces Mondiaux en salle. Je vais arriver à Portland avec la meilleure performance mondiale de l’année mais quand je débute un championnat, même en étant moins bien classé, j’ai toujours l’ambition de gagner les courses avant chaque coup de feu. Aujourd’hui, mon statut ne change rien, même si, bien sûr, on va un peu me voir comme l’homme à battre, mais mon ambition restera de finir devant. Mes ambitions restent donc les mêmes, bien qu’aujourd’huij’effectue un travail mental qui a un peu changé ma façon d’aborder les compétitions.

On ne peut pas vraiment s’empêcher de penser aux Jeux de Rio !

Le 13 février dernier, tu as battu le record de France du 60 m haies détenu par Ladji Doucouré en 7’’41, as-tu été surpris par ta performance ? Peux-tu nous raconter ta course en quelques mots ?
Forcément, ça étonne un petit peu quand on voit le chrono sur le tableau d’affichage, puisque c’est un temps qu’on n’a jamais fait. J’ai été agréablement surpris, mais derrière, c’était la joie ! La semaine précédant la compétition de Berlin, mon coach m’avait annoncé ce record de France. Ça n’a pas fait disparaître ma surprise pour autant, car ça reste une performance inédite pour moi. En me remémorant l’annonce de mon coach après la course, il y avait ce petit plus qui aujourd’hui me permet d’affirmer qu’il savait où il allait. Ma confiance vis-à-vis de mon entraineur en ressort renforcée.

Quand on bat le record de France du 60m haies, est-ce qu’on pense à battre celui du 110m haies ?
Oui, quand on pratique ces deux disciplines, on ne peut pas ne pas y penser. Après je ne vais pas me focaliser là-dessus, si je dois le faire je le ferai au moment voulu, mais ça n’est pas une obsession.

Selon toi, hormis la distance, quelle est la différence la plus importante entre le 60m haies et le 110m haies ?
Dans toutes les disciplines de sprint, on peut accélérer pendant les six premières secondes. Le 60m haies dure environ 7s donc on accélère sur la majeure partie de la course. Sur 60m haies, on court à fond sans se soucier de la gestion d’énergie. Ça n’est plus le cas sur 110m haies où il y a un souci d’économie d’énergie que l’on doit travailler de façon à optimiser notre vitesse sur un maximum de distance. En résumé, sur 110m haies il y a un vrai juste milieu à trouver entre l’agressivité que l’on va mettre et l’économie d’énergie à gérer, alors que sur le 60m haies c’est un sprint total de bout en bout.

Les Jeux, c’est la plus belle compétition à laquelle on puisse participer dans notre sport

Les Jeux Olympiques de Rio débuteront en août, est-ce que tu y penses déjà ?
Oui, on ne peut pas vraiment s’empêcher de penser aux Jeux de Rio ! Même si je ne pense pas déjà à la façon dont je vais courir là-bas, mais j’ai déjà des petits flashs, des petites pensées... Je ne suis pas focalisé dessus non plus, je sais que c’est un objectif, je me prépare pour ça, sans pour autant être hanté par les Jeux Olympiques aujourd’hui.

En quoi ton expérience des Jeux Olympiques de Londres en 2012 (éliminé en demi-finale) va-t-elle te servir à Rio ?
A Londres, tout ce qui fait que cet événement est grandiose, m’a un peu submergé et peut-être qu’à un moment je suis devenu plus spectateur qu’acteur. A Rio, je n’aurai plus cet aspect "découverte" d’un tel événement, donc si quelque chose va changer par rapport à Londres c’est sûrement sur ce point-là. Du coup ça sera plus simple pour moi de savoir ce que je veux là-bas et ce que je dois faire pour y parvenir.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour ces Jeux Olympiques de Rio ?
La même chose que sur chaque compétition, gagner toutes mes courses ! Les Jeux c’est la plus belle compétition à laquelle on puisse participer dans notre sport, il n’y a pas plus haut. Je ne sous-estime pas du tout cet aspect, mais le rêve de tous les athlètes c’est d’y participer, ce que j’ai fait en 2012. Aujourd’hui mon rêve serait de gagner, je suis un compétiteur, donc j’aime gagner !

Dimitri BASCOU | Athlétisme | Le Mag' des Bleus | Actualités

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