Mehdi Marzouki : "A notre portée..."

Interview
@FFN
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Le tournoi de qualification olympique de waterpolo masculin se déroule du 3 au 10 avril à Trieste (Italie). Pour gagner son quota, et participer ainsi à ses premiers Jeux depuis 1992, l'équipe de France devra atteindre les demi-finales d'une compétition où 12 nations sont engagées. Mehdi Marzouki, un des cadres de l'équipe de France, nous évoque les chances des Bleus. Entretien...

A quelques jours du début du tournoi de qualification olympique (TQO), dans quel état d’esprit se trouve le groupe ?
Le groupe va très très bien. On s’est vraiment entrainés très dur depuis environ un mois et demi. On a eu une préparation à Athènes, ensuite on a eu le match de « World League » face au Monténégro, à Nice. On a enchaîné par un stage à Zagreb, et là on est au Monténégro pour la phase finale du stage. On règle les derniers petits détails, on commence à récupérer afin d'être le plus en forme possible pour le premier match du TQO. On est tous dans le même état d’esprit, contents d’être là et impatients que ce tournoi débute.

L’objectif dans un premier temps est de nous qualifier pour les 1/4 de finales, puis de remporter ce match qui nous qualifierait pour les Jeux

Sachant que seules les quatre équipes demi-finalistes obtiendront leur ticket pour Rio, quels sont vos objectifs précis pour ce TQO ?
L’objectif dans un premier temps est de nous qualifier pour les 1/4 de finales, puis de remporter ce match qui nous qualifierait pour les Jeux. Dans notre poule, une équipe est au-dessus du lot : la Hongrie. Les autres nations (Russie, Slovaquie, Roumanie, Canada) sont à peu près du même niveau que nous. Du coup, ce qu’on aimerait, c’est finir à la deuxième place de la poule. Cette seconde place devrait nous éviter de rencontrer les deux meilleures équipes de l’autre poule en 1/4 de finale : l’Italie ou l’Espagne. Si on finit 3e ou 4e de notre groupe, il y a de fortes chances pour que l’on rencontre une de ces deux équipes en 1/4 de finale. Battre l’Italie, chez elle, ou l’Espagne, ça serait beaucoup plus difficile que de s’imposer face aux Pays-Bas, l’Allemagne ou le Kazakhstan.

L’équipe de France masculine de waterpolo n’a plus participé aux Jeux Olympiques depuis 24 ans, est-ce que vous-y pensez ?
Oui tout à fait, on est parfaitement conscients que la dernière participation de l’équipe de France aux Jeux, c’était à Barcelone en 1992. Cette année on a vraiment une chance de le faire. On a vraiment une bonne équipe. Pour certains, ça fait 8 ans qu’on travaille ensemble, sur ce projet. D’habitude nous ne parvenons même pas au TQO, mais cette année c’est différent, on a autant de chances que les autres nations de se qualifier. Cette qualification pour les Jeux est vraiment à notre portée.

Quels sont les points forts et les points faibles de l’équipe de France ?
On a un bon axe. Il y a deux bonnes pointes, trois défenseurs centre performants, un gardien solide, et des bons joueurs à gauche et à droite. Techniquement, on commence également à bien se connaître, on joue de mieux en mieux ensemble. On peut vraiment faire de très bons résultats face aux grosses équipes. Le point faible de l’équipe c’est probablement notre manque de constance ou de concentration. A certains moments, on est capables d’avoir de gros passages à vide. Lors du dernier championnat d’Europe par exemple, on a perdu de 15 buts face à la Croatie. Juste après on a joué face à la Serbie chez elle où l'on a perdu seulement de 4 ou 5 buts. Selon moi, notre plus gros adversaire, ça sera nous-mêmes. Il faudra rester concentrés, éviter ces passages à vide car, sur un match, ça peut nous être fatal.

Si l’on parvient à se qualifier pour les Jeux, ça sera ma plus belle année depuis mes débuts en waterpolo

Tu as rejoint le club allemand de Berlin en 2015, comment s’est passée ton intégration ?
L’année dernière je jouais à Barcelone. Cette saison, j’ai rejoint le club de Berlin où j’ai retrouvé mon ancien entraîneur à Marseille et en équipe de France, le Monténégrin Petar Kovacevic. Je suis très content d’être là. Tout se passe bien, on joue la Ligue des Champions et on est leader du championnat. Si l’on parvient à se qualifier pour les Jeux, ça sera ma plus belle année depuis mes débuts en waterpolo.

Avec Rémi Soudadier, vous êtes deux Français à évoluer à Berlin, est-ce un atout supplémentaire pour l’équipe de France ?
Oui bien sûr, participer à la Ligue des Champions nous assure de jouer au moins dix matches de très haut niveau dans la saison, c'est le niveau que l’on va retrouver dans ce TQO. Ça nous apporte également un plus au niveau de l’expérience. Jouer régulièrement ce type de match te permet d’arriver mieux préparé dans une compétition où tu joues ta qualification olympique. En moyenne, les matches de championnat allemand sont à peu près du même niveau que ceux du championnat de France. En Allemagne, il y a trois grosses équipes, les autres clubs sont nettement en dessous. Donc, la véritable plus-value, c’est le fait de jouer cette Ligue des Champions.

Mehdi MARZOUKI | Natation - Water Polo | Le Mag' des Bleus | Actualités

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