Grégory Baugé : "Je me sens bien"

Interview
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Grégroy Baugé n'en est pas à sa première expérience olympique. Le "Tiger" n'a qu'une idée en tête depuis les Jeux de Londres et Pékin, et ses trois deuxièmes places... ramener l'or olympique !

Qui est Grégory Baugé ?
L'homme est un garçon très sympathique, touchant, taquin avec les gens qu’il aime. C’est quelqu’un de sûr de lui, têtu par moments. On m’appelle « le Tiger », parce que j’aime bien les tigres, mais aussi suite au film de Rocky Balboa « Eye of the Tiger ». C’est un très bon garçon, voilà. Guadeloupéen, quelqu’un qui aime bien s’amuser avec ses proches, la bonne ambiance.
L'athlète va représenter la France aux Jeux Olympiques de Rio, et comme tous les membres de la délégation, il est là pour donner le meilleur de lui-même.

Tu te sens comme un cadre non seulement du cyclisme, mais aussi de l’ensemble de l’équipe de France olympique ?
Non, je ne me sens pas comme ça. En tout cas, je ne me le dis pas. Je me sens bien, parce que ce ne sont pas mes premiers Jeux Olympiques. Après Athènes 2004 [présent en tant que remplaçant. NDLR], 2008 et 2012, ça va être Rio. Non, je me vois comme quelqu’un qui va participer aux Jeux Olympiques encore une fois. J'ai de l’expérience par rapport à des personnes qui vont faire leurs premiers Jeux Olympiques dans mon sport, ou dans un autre. Voilà. Je suis quelqu’un d’assez ouvert, aussi. Donc si je dois donner des conseils, ou discuter avec des jeunes de cette équipe de France, ça se fera tout naturellement. Parce que les Jeux Olympiques c’est bien, c’est beau, et qu'on peut perdre aussi tous ses moyens justement parce que tout est bien, parce que tout est beau…

Ta première expérience olympique en 2004, tu étais comment ? Et quelle différence tu vois entre le Greg d’aujourd’hui et le Greg de 2004 ?
J’avais 19 ans... Ah bien… J’étais excité au fond de moi, même si j’essayais de ne pas le montrer. Excité déjà parce que j’allais rencontrer la majorité des sportifs français qui évoluent à travers le monde. Et puis en dehors de ça, moi j’aime bien l’athlétisme, donc c’était l’occasion de voir les meilleurs sprinters américains… J’étais tout fou, jeune beau et fougueux, comme on dit. Bien des années après, voilà. La tête sur les épaules, un peu moins fougueux, moins jeune mais plus d’expérience…

Et toujours aussi beau…
(rires) Oui, ça c’est quelque chose qui ne change pas, toujours aussi beau ! J’apprécie toujours les mêmes choses, les mêmes personnes, les mêmes sports. J’ai moins de paillettes dans les yeux, forcément. Mais au fond de moi, ça me fait toujours un grand plaisir de voir de grands sportifs internationaux et français. L’ambiance, aussi.

Justement, quelle a été ta plus belle rencontre, ou tes quelques plus belles rencontres des Jeux Olympiques ?
Bien sûr, il y a les athlètes internationaux qui évoluent à travers le monde. Les sprinters en athlétisme, que ce soit Tyson Gay, Usain Bolt, Maurice Greene… Voilà, pour moi ça a été des idoles. Vous pouvez les mettre dans n’importe quel ordre... il faut les voir courir ! Donc il y a ça. Mais au-delà de ça, ce qui a le plus marqué dans la durée, ce sont les rencontres entre sportifs français. Comme je dis, moi j’évolue dans des vélodromes, nos compétitions ne se font pas à la même date que d’autres disciplines. Qu’il y ait toujours un échange et qu’on se rappelle toujours les uns des autres des années après les Jeux, ça c'est important. On s’envoie quelques textos, un par semaine, ou par mois… voilà. Qu’il y ait toujours ce contact c'est fort. Je n'ai pas un nom à donner comme ça. Après, ça dépend aussi des sports, mais la majorité des sportifs qui composent cette équipe olympique, est vraiment soudée. Quand ça ne va pas, on se remonte un peu le moral et on est toujours contents de nous revoir.

Donc tu es d’accord avec notre choix de campagne, c’est-à-dire l'Esprit Bleu...
Totalement d’accord. Pour moi, l’exemple le meilleur, c’est les handballeurs. On ne va pas refaire leur palmarès, et ça reste néanmoins des personnes très accessibles. Ils ne font pas de différence entre les sports un peu moins majeurs que le leur, avec des personnes qui ne sont pas forcément médaillées. C’est ce qui fait, comme je l’ai dit, que je ne me vois pas comme un cadre. Un jeune, vous lui parlez, c'est normal… Quand tu vois ce que certains ont fait avec moi… Moi je l’ai fait à mon tour, spontanément. Voilà... l’esprit bleu, ça veut tout dire…

Tu parlais de confiance tout à l’heure. Pour toi, quelle est ta force principale ?
Les qualités que j’ai… ce sont mes qualités ! Sans parler de qualités, je pense que la confiance en moi est primordiale. Elle est importante dans la vie de tous les jours, sans parler de sport. Parce que vous pouvez surmonter pas mal de choses si vous avez confiance en vous, même si autour de vous ils ne vous le disent pas, ou ne le pensent pas, mais en tout cas la principale personne qui doit avoir confiance, c’est l’athlète. C’est quelque chose que j’ai développé chaque année, tout au long de ma carrière. Avec aussi des étapes de la vie personnelle, ça vous aide à déplacer les montagnes.

Et ton principal défaut, c’est ta confiance aussi ? Est-ce que tu es du genre à pâtir d’un abus de confiance ?
Non. Certains pourraient le croire, mais non. Mon défaut… un peu têtu ?... C’est ce qu’on m’a toujours dit depuis que je suis tout petit. On a tous des qualités et des défauts...

Grégory BAUGE | Cyclisme - Piste | Le journal des Bleus

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Twitter #espritbleu


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