Anaïs Chevalier : « Je veux courir la poursuite »

Interview
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Anaïs Chevalier a signé à Oberhof, début janvier 2014, le meilleur résultat de sa carrière en Coupe du monde avec une 14e place. A seulement 20 ans, la jeune biathlète des 7 Laux vit sa première aventure olympique avec émerveillement et lucidité.

Quand as-tu commencé à penser aux Jeux Olympiques ?
Les premiers Jeux dont je me souviens, ce sont ceux de Turin. Ce qui m’a marqué, c’est la médaille de Vincent Defrasnes. Je devais à mes débuts en biathlon et je me revois hurler sur mon canapé.

Comment es-tu arrivée à pratiquer le biathlon ?
Par une voie assez atypique. Je faisais beaucoup d’alpin. J’ai commencé avec des amis par le ski de fond. J’ai été dans un club, on m’a fait essayer le tir, j’ai vraiment accroché de suite et c’est comme ça que j’ai débuté.

Qu’est-ce qui te plait dans ce sport ?
L’excitation du tir. C’est le petit truc qui fait la différence. Le ski de fond ce n’est pas assez excitant à mon goût. Le tir, ça rajoute un petit piment à la course. C’est ce qui fait que la victoire, le podium peuvent être plus accessible. On peut s’en sortir en étant une skieuse moyenne et bonne au tir. C’est un bon compromis et un beau sport.

Tu as quel rapport à l’arme justement ?
Pour moi, ce n’est pas une arme. Une arme c’est fait pour tuer des gens. Je n’ai pas du tout ce rapport-là. C’est vraiment mon outil de travail, mon jouet je pourrais dire. Je m’amuse avec ma carabine. Je ne la vois pas comme une arme.

Ton avis sur la piste olympique ?
J’aime beaucoup. C’est une piste avec du relief, qui est exigeante. Je n’ai pas assez de puissance pour emmener des longs plats. Là c’est de la bosse, c’est dynamique. C’est pour les petits gabarits. A l’entrainement en tous cas, je l’aime bien. J’attends de voir les chronos… Et puis il fait beau, il y a de la neige, c’est génial. Ce sont des conditions top, on ne peut pas demander mieux.

Tu dors bien ?
Pas de soucis. De beaux rêves, de bonnes nuits, pas de problèmes de sommeil, tout va bien.

Comment te sens-tu dans l’équipe ?
J’ai été très bien accueillie sur les premières coupes du monde. Ce sont des filles très ouvertes. Tout se passe bien. Franchement, je suis très contente d’être avec elles, ce sont des filles super.

Les Jeux de Vancouver ont été un peu la fête du biathlon français, tu en gardes quelle image ?
A Vancouver, je trouve que ça a été un peu une révélation. Les médaillés français étaient presque tous outsider. J’en reviens à dire que le biathlon est « accessible » à tous. Beaucoup de gens peuvent arriver et faire une médaille. Arriver avec le statut d’outsider plus que de favori, je pense que c’est encore un meilleur statut.

Tu te vois dans ce rôle d’outsider ?
Je ne me considère pas encore comme outsider, je suis encore un petit peu en dessous quand même peu jeune, un peu tendre. Bon tout est possible, on ne sait pas.

Ton objectif sur ces Jeux ?
Je cours le sprint, je veux courir la poursuite. Je ne viens pas pour une course, je veux au moins en faire deux. Je vais faire en sorte de courir la poursuite en faisant ce que je sais faire, sans déborder. Et puis, j’espère être au départ du relais, parce que si on court le relais, on a une bonne chance. J’espère être dans les 4. Il faut que je fasse de bonnes courses. Et de toutes les courses, je dois dire que j’adore les relais. C’est une vraie cohésion, j’adore.

Anaïs CHEVALIER | Biathlon

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