Clarisse Agbegnenou :"Pas une petite médaille !"

Interview
Partagez

La déception après sa défaite en finale s'étant atténuée, Clarisse Agbegnenou commence doucement à réaliser le superbe parcours qu'elle a réalisé ce mardi 9 août et savoure pleinement sa médaille d'argent obtenue en judo (-63 kg). Voici ses premières impressions de vice-championne olympique...

Comment te sens-tu, la déception de ta défaite en finale est-elle digérée ?
Ca va beaucoup mieux, je suis contente d’être là avec ma médaille, de l’avoir sur moi.

Ta déception vient-elle du fait qu’en finale, tu avais le combat en main, mais il y a peut-être eu un peu de précipitation, trop d’envie ?
Oui voilà, trop d’envie, j’ai voulu trop en faire. J’aurais dû plus calculer, comme lors de ma demi-finale où j’avais fatigué mon adversaire avant de tenter quelque chose. C’est ce qui m’a fait défaut et c’est ce qui me fait perdre cette finale.

Tu mesures le poids d’une médaille olympique et ce qu’elle représente ?
Oui, je pense même que je vais finir avec un torticolis à force, car elle est vraiment très lourde ! Mais elle est très très belle et je suis vraiment contente de l’avoir aujourd’hui. Je commence à réaliser petit à petit. En voyant ma famille, les gens autour de moi, je me dis « Clarisse tu as fait quelque chose de bien ! ». Ce n’est pas une petite médaille européenne, c’est un truc beaucoup plus gros, beaucoup plus grand ! Donc voilà, je commence à peine à réaliser.

Ça donne envie d’aller chercher l’or dans 4 ans et dans toutes les autres compétitions ?
On verra, je vais prendre un peu de repos là, le judo ça va là y en a assez ! (rires). Mais je pense que ça reviendra, on verra si j’ai encore l’envie d’aller chercher l’or dans 4 ans.

A Londres en 2012, il y a eu 7 médailles pour le judo français. Une seule pour l’instant avec toi, après quelques contre-performances, comment est l’ambiance dans le groupe ? Cette médaille a-t-elle reboosté un petit peu tout le monde ?
Ça a été très dur avant que je remporte ma médaille. Les filles étaient démoralisées, elles m’ont encouragée en me demandant de leur redonner le sourire. C’était très dur et très stressant d’entrer en compétition en sachant qu’il n’y avait pas encore de médaille. Je me suis dit « allez, essaie d’apporter enfin un peu de joie ! ». Je souhaitais que ce soit pareil pour Gévrise (Emane) aujourd’hui, mais finalement non. J’espère que ça va finir par sourire avec Audrey (Tcheumeo), Cyrille (Maret), Emilie (Andéol) et Teddy (Riner).

Depuis le début des Jeux, il y a moins de réussite qu’à Londres pour les Bleus, ça montre à quel point ta médaille a été difficile à obtenir ?
Oui c’est vrai, le judo est vraiment un sport ingrat, on peut tout faire pendant 4 ans et perdre en 10 secondes au premier tour des Jeux. C’est ça le plus dur dans ce sport, du coup quand on remporte une belle médaille, on ne peut être que content et la célébrer !

Peux-tu nous parler un peu de cette cérémonie d’ouverture, et nous dire ce que Teddy Riner apporte à cette équipe de France ?
La cérémonie a été très folklorique ! C’était vraiment marrant, on était tous ensemble, on se connaît pas mal les uns et les autres. Il y avait un esprit très famille, c’était magnifique, je n’oublierai jamais ces moments magiques ! D’autant plus que c’est Teddy qui était porte-drapeau, un judoka qui représente la délégation c’est magnifique. Teddy est une belle personne, il est génial, il s’occupe de tout le monde, il est très humain, tout le monde l’adore !

Rassure-nous, il n’a pas dépensé trop d’énergie cette semaine avec toutes les sollicitations qu’il a eues ?
Non, tout s’est bien passé, on a eu du temps pour se reposer dans la programmation des médias. Ça ne m’a pas touché, je ne pense pas que ça ait touché Teddy non plus.

Clarisse AGBEGNENOU | Judo | Le journal des Bleus

Olympic Channel (en Français !

  •  Cocacola
  •  Aliba
  •  Allianz
  •  Atos
  •  Bridgestone
  •  Bridgestone
  •  ge
  •  intel
  •  Omega
  •  Omega
  •  P&G
  •  Samsung
  •  Toyota
  •  Visa
  •  BPCE
  •  Lacoste
  •  France TV-Sport
  • RMC