Laetitia Roux : « Ça s’annonce magique »

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Les JOJ d'hiver de Lausanne 2020 seront notamment marqués par l’entrée en lice du ski-alpinisme, une première dans le concert olympique. Tout juste retirée des pistes, Laetitia Roux, légende de la discipline (17 fois championne du monde, 8 coupes du monde), jette son œil d’expert sur ce baptême de feu.

Laetitia, d’un point de vue personnel, on vous imagine flattée d’avoir été sélectionnée par le CIO parmi les ambassadeurs officiels de ces troisièmes Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver ?
C’est un honneur. Ça fait toujours plaisir d’être contactée pour représenter une discipline et pour participer à la promotion d’un tel événement. Je pense que ça va être très gros et que l’on sous-estime encore les JOJ. Le grand public ne s’imagine pas à quel point ça va être important et en particulier pour le ski-alpinisme. J’ai hâte d’être sur place et de pouvoir le vivre avec les athlètes.

Serez-vous présente durant toute la durée de la compétition ?
Tout à fait. Je serai présente de la cérémonie d’ouverture aux trois jours de compétition du « ski-alpi », du 10 au 14 janvier (sur le site de Villars-sur-Ollon).

Le site de Villars accueille les compétitions de ski-alpinisme, de skicross et de snowboard cross

Depuis que vous avez été nommée ambassadrice officielle des JOJ, en quoi a consisté votre rôle et en quoi consistera-t-il durant toute la durée de la compétition ?
Mon rôle consistait à promouvoir les JOJ autant que possible, les faire connaitre au plus grand nombre et partager mon engouement. J'en ai beaucoup parlé dans mon entourage et à mes contacts. J'ai fait une petite vidéo destinée aux jeunes athlètes qui participeront aux épreuves de ski-alpinisme et j'ai principalement utilisé les réseaux sociaux et la presse comme moyens de communication. J'ai vraiment essayé de sensibiliser le grand public à l'importance de cet événement. Ça va être une grande fête du sport et je sais que la Suisse saura faire honneur au sport, aux athlètes et à tous ceux qui s'impliquent et participent de près ou de loin à cet événement.
Sur place, mon rôle sera de faire découvrir le ski-alpinisme au grand public, partager mon expérience, mon expertise et ma passion pour ce sport. Je souhaite soutenir tous les jeunes athlètes qui participeront aux compétitions et en particulier Grace Staberg, une jeune Américaine que j’entraîne cet hiver et je suivrai forcement l'équipe de France de près.
Je vais également commenter les courses de ski-alpinisme, ce sera une nouvelle expérience qui m'excite beaucoup. J'avais déjà pensé à commenter des courses, c'est une fabuleuse opportunité.

Si vous deviez assurer la promotion de votre sport auprès du grand public, comment le résumeriez-vous ?
C’est l’endurance du ski de fond, l’adrénaline de la descente du ski alpin, ainsi que la technicité et la magie de se retrouver en montagne hors des pistes avec son côté sauvage et naturel.

Concrètement, qu’est-ce que représente cette grande première dans le concert olympique pour votre discipline ?
Ça représente beaucoup, beaucoup (elle insiste) car nous ne sommes pas encore une discipline olympique représentée aux JO d’hiver. Notre sport reste confidentiel et le fait de ne pas être une discipline olympique a toujours été un frein pour nous, notamment dans la recherche de sponsors. Même si cette compétition s’adresse aux jeunes, il ne faut pas sous-estimer ces JOJ car ça sera une première participation olympique. Les Jeux, c’est le rêve de tout sportif de haut niveau même si moi, je ne le vivrai pas de l’intérieur en tant que participante. Mais pouvoir être présente pour soutenir les jeunes et la discipline, c’est une fierté. Et quelque part, une forme d’aboutissement car cela fait longtemps que l’on travaille avec la fédération internationale et nationale ainsi qu’avec les athlètes sur ce projet-là. C’est un gros pas de franchi mais ce n’est pas une fin en soi car l’objectif est d’intégrer les Jeux Olympiques « seniors ».

© ISMF

Vous auriez aimé être à la place des jeunes sélectionnés ?
Forcément. Mais je crois qu’ils ne réalisent pas encore l’importance de l’événement. Ils seront les premiers champions olympiques de l’histoire de la discipline, c'est énorme !

Sur le papier, on a le sentiment que le sprint – avec son côté visuel et spectaculaire – peut crever l’écran et être la révélation de ces JOJ ?
C’est ce qu’on espère. Le sprint est super attractif, c’est sympa à regarder parce qu’on peut voir du pied (de la montagne) toute la course, ce qui n’est pas le cas de l’individuel et des autres courses. C’est très rapide, il y a du suspense. Tout va très vite, c’est très stressant pour les athlètes. On n’a pas l’habitude de voir le ski-alpinisme sous cet angle, mais ça peut attitrer les gens, la télé, et servir de tremplin pour la suite. Ce n’est pas la Pierra Menta (l’épreuve mondiale de référence), c’est sûr. Le format proposé sera différent mais ce sera bon pour notre sport.

Le milieu est justement un peu divisé sur cette intégration et certains puristes craignent de voir leur discipline perdre son identité : comprenez-vous ces craintes ?
Oui, je les comprends tout à fait parce que l’essence du ski-alpinisme, ce n’est pas le sprint mais la Pierra Menta. En tant que vraie montagnarde, j’avoue que je préférerais voir une Pierra Menta aux Jeux Olympiques mais il y a un moment, il faut savoir faire des concessions. Comme dans de nombreux autres sports, comme le VTT par exemple avec l’épreuve du cross-country. On ne peut pas tout avoir. Quand on est dans ce cadre olympique, on est obligé de rendre l’épreuve attractive et accessible, d’en faire un show pour la télé et les spectateurs. Et comme la Suisse est le pays alpin par excellence pour faire du ski-alpinisme dans le respect de l’environnement et des valeurs de la montagne, on aura droit à des conditions idéales et parfaites. Ca s’annonce magique !

Est-ce selon vous une occasion en or pour le ski alpinisme - reconnu par le CIO en 2015 et désigné en juillet 2017 comme 8e sport de ces JOJ - en vue d’une intégration pleine et entière dans le programme olympique, dès Milan Cortina en 2026 après l’échec des JO de 2022 de Pékin ?
Oui, je le pense. Milan et l’Italie s’y prêteront très bien comme Lausanne et la Suisse aujourd’hui. Ce sont les deux pays les plus renommés, les plus reconnus en matière de ski-alpinisme. Avec les Dolomites à côté et des terrains de jeu magiques, l’environnement est parfait. On croise tous les doigts pour que ça se passe bien en Suisse et que ça serve de tremplin en vue de 2026. On y croit très fort.

Les Français peuvent-ils tirer leur épingle du jeu ?
Je suis persuadée qu’il y a une chance de podium. J’en suis sûre. Je crois fort en eux, notamment chez les filles (avec Victoire Berger et Margot Ravinel) en individuel. Je n’ai pas envie de leur mettre la pression mais on a de grandes chances de podium.

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