Dakar 2026 : Véronique Moreira, cheffe de mission au service des jeunes athlètes
Compétition29 oct. 2026
À l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, Véronique Moreira, cheffe de mission de la délégation française, revient sur son rôle, ses responsabilités et les objectifs de l’Équipe de France pour cette édition.

Comment définiriez-vous le rôle d’un chef de mission lors d’un événement multisports comme les JOJ ?
Le rôle principal d'un chef de mission est de garantir que toutes les conditions soient réunies pour que les athlètes puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. La performance sportive relève du talent personnel mais l’accompagnement est un soutien supplémentaire pour que l’athlète se révèle. Il s’agit également de valoriser la rencontre avec des sportives et sportifs du monde entier pour que nos jeunes athlètes goûtent au plaisir d'échanger dans une ambiance conviviale propre au village olympique.
Quelles sont les principales responsabilités de ce rôle avant, pendant et après les Jeux de Dakar 2026 ?
Les responsabilités sont celles d’un pilote de projet, à savoir prendre connaissance des modalités d’organisation en assistant au « team meeting » des chefs de mission de l’ensemble des nations représentées. C’est veiller à répercuter les informations aux chefs d’équipe de la délégation française et s’assurer que les athlètes soient accueillis et accompagnés dans de bonnes conditions : à la fois au village et sur les sites de compétition. Et pour cela c’est avant travailler en équipe avec l’ensemble des salariés du CNOSF dédiés à cette mission.
Selon vous, quelles sont les qualités indispensables pour être un bon chef de mission ?
Tout commence par la prise de contact avec chacun des athlètes, il faut pouvoir être à l’écoute de leur préoccupation, leur montrer qu’on croit en leur performance sportive et bien évidemment les soutenir lors des compétitions qu’ils soient victorieux ou non.
Dans un contexte d'événement multisports, comment fédérer l'ensemble de la délégation ?
La difficulté ne réside pas dans le fait qu’il y ait plusieurs disciplines sportives car très vite, dès l’aéroport, les athlètes de la délégation française forment une équipe. A Dakar 2026, c’est plutôt l'éclatement entre les trois « clusters » de compétition qui peut empêcher de fédérer même si le sentiment d’appartenance à la délégation française perdure.
Quels sont les principaux défis pour la délégation française aux Jeux de Dakar 2026 ?
Il s’agit de permettre à ces jeunes, qui ont entre 14 et 17 ans, de vivre une expérience inédite de Jeux Olympiques. Expérience qui va contribuer à construire la génération des futurs champions. C’est la première fois qu’un événement olympique est organisé sur le sol africain. Pour nos jeunes Français, le défi consiste à passer d’une température extérieure en France de 15° à une température de 32°. L’adaptation des corps à ces conditions climatiques pourrait alors avoir des conséquences et influer sur les performances, mais je les sais armés pour s’adapter et je n’ai aucun doute quant à leur préparation en amont de la compétition, avec tous les staffs impliqués pour leur réussite.
Quel message souhaitez-vous adresser aujourd'hui aux athlètes qui vont porter les couleurs de la France à Dakar ?

J’ai envie de leur dire :
- Partagez, dans l’esprit olympique, avec les sportives et sportifs de tous les pays.
- Laissez-vous porter par la célébration sénégalaise.
- Faites-nous vibrer par vos exploits sportifs.
- Et faites rayonner la France en donnant le meilleur de vous-même.

