Les 4 fantastiques en argent

Médaille
Les 4 fantastiques en argent
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Aux Jeux, les épreuves collectives ont toujours le don de mobiliser, de fédérer une délégation, de créer une osmose, une ambiance. Une fois encore, après la médaille d'or des rugbymen en début de séjour, la magie a opéré avec les basketteurs. Des tribunes surchauffées, garnies de bleu-blanc-rouge, prêtes à exploser au moindre panier des tricolores. Un soutien inconditionnel, une force indéniable dans la quête de l'or. Il fallait le vivre... Sur le terrain, les Bleus ont semblé prendre un plaisir immense à jouer dans une telle atmosphère, constamment encouragés par les leurs. Visiblement, la pression de l'événement semblait avoir un effet positif sur eux. Au terme d'une finale d'anthologie, serrée, tendue, mais de très haut niveau, les Français se sont finalement inclinés, en prolongation, sur un shoot venu d'ailleurs. Le basket tricolore, déjà doré avec la victoire de Karim Mouliom lors du concours de dunk, aura conclu l'aventure chinoise par de l'argent. Que du bonheur ! Richard Billant, le coach des quatre fantastiques raconte leur parcours...

Comment s'est passé le tournoi ?
Très bien. C'était excellemment bien organisé et le niveau global était très fort. Comme prévu, étant donné que l'équipe avait été constituée un peu au dernier moment, je m'attendais à souffrir sur les premiers matchs et ce fut le cas. On a démarré péniblement, notamment le premier jour. Avec le recul, je m'aperçois aussi qu'on a vraiment joué de bonnes équipes. Mon vrai sujet de satisfaction, c'est de voir comment cette équipe a évolué. Elle s'est véritablement construite et ça c'est formidable. Il y a eu une adhésion totale des joueurs, un travail important, aussi bien à l'entraînement que dans la chambre, lorsque l'on faisait les débriefing. On ne se faisait pas de cadeaux sur nos difficultés, en allant droit au but, en ciblant les vrais problèmes que l'on avaient. Cela a été bien perçu par les joueurs et ils ont bien écouté. Ils se sont soudés.

C'est vrai que l'on a senti la progression de l'équipe au fil des jours...
On a progressé à chaque match même si cela n'a pas toujours été couronné de succès, avec des défaites cruelles à la dernière seconde contre la Chine et la Hongrie. Néanmoins, ces défaites là étaient encourageantes et on pouvait constater les progrès techniques et tactiques de l'équipe, ainsi que sur le plan de la cohésion. Comme je l'avais espéré, l'équipe s'est solidifiée au fur et à mesure des matchs et on est arrivé au moment des rencontres capitales, des matchs couperets, en étant pratiquement au somment de nos possibilités. Comme en parallèle certaines équipes commençaient à être épuisées et que nous nous étions encore bien sur la plan physique, ça a été un avantage. Mentalement on était très fort aussi, parce que l'on avait connu la défaite et que l'on se sentait monter en puissance. Les joueurs se sont aussi habitué au style de jeu 3x3 et l'adresse est revenue. Du coup on a entamé les phases finales avec un mental au top et une forte cohésion. On était gonflé à bloc, déterminé et une certaine forme de sérénité se dégageait de notre collectif. On n'a pas paniqué dans les moments où on était mené.

Et cette finale alors, indécise jusqu'au bout, comment l'as-tu vécu ?
Paradoxalement, très sereinement. C'est incroyable d'ailleurs. Sur les matchs précédents j'étais assez angoissé, assez mal. Mais cela s'explique par le fait que le podium était acquis et que l'on pouvait déjà considérer que le travail avait été bien fait. En même temps, cette finale était un défi, face à une équipe invaincu, et je savais que les joueurs allaient tout faire pour le relever et que ça pouvait passer. C'est exactement ce qu'il s'est produit. Je suis resté très serein. Je voyais le coach lituanien se lever et communiquer avec son équipe. Moi, je n'y ai même pas pensé. Je voulais les laisser dans leur bulle et ne surtout pas les perturber. On perd sur un tir improbable. La décision aurait pu tourner en notre faveur.

Quels sentiments t'habitent ?
En définitive, je ne suis pas déçu parce que, il faut être aussi lucide et sportif, je reconnais que la Lituanie mérite sa victoire pour l'ensemble de son œuvre. Ils ont dominé la compétition et n'ont pas perdu une seule rencontre. On ne peut être que content. Nous sortons de ces JOJ grandis, avec deux médailles : l'or pour Karim (Mouliom) au concours de dunks, et l'argent avec ce groupe, certes éphémère, constitué spécialement pour la quinzaine des JOJ, mais avec qui on aura vécu une très belle aventure commune. On ne risque pas d'oublier !

Un petit mot sur ce format de compétition, le 3x3... Quel est son avenir ?
Je suis convaincu qu'il a un avenir dans l'olympisme. Je m'occupe de cette discipline depuis 2012 et je suis sous le charme, je l'adore. Je lui trouve énormément de vertus, dans plein de domaines et notamment dans l'autonomie. Cela correspond à mes valeurs de l'éducation, de rendre les gens autonomes, de les responsabiliser à travers le sport. On a pu le constater dans l'équipe, où les joueurs ont pris le projet en mains, en particulier la capitaine, Elie (Fedensieu), qui a été formidable. Je crois énormément en cette discipline et j'espère qu'elle intégrera le programme olympique un jour. Je pense que cette discipline mérite de se développer. Elle est complémentaire au 5x5, la discipline numéro 1, mais néanmoins, il y a une place pour le 3x3, pour former des jeunes, se faire plaisir, pour tous les publics, n'importe où. Ce 3x3 est magnifique !

Teddy CHEREMOND | Karim MOULIOM | Elie FEDENSIEU | Lucas DUSSOULIER | Basket-Ball | Actualités

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