Candidats, qu’êtes-vous prêts à faire pour le sport ?
Institutionnel08 nov. 2026
Souvent, le sport nous procure joie collective, fierté d’être français et capacité à « faire nation ». Quel autre secteur peut revendiquer un tel impact sur la société ces dernières années ?

Dans une époque traversée par le déclinisme et les divisions, le sport écrit une autre histoire : celle d’une France qui gagne, parle à la jeunesse, rassemble, rayonne.
Le sport est aussi un secteur qui pèse : 17,4 millions de licenciés et 45 millions de pratiquants réguliers, des records ; 2,7% du PIB et une croissance de l’emploi de 7 à 8 % par an ; une expertise et des savoir-faire qui s’exportent dans le monde entier.
Parce que partout sur le territoire le sport éduque, soigne, rapproche, canalise et inspire, il n’est pas une dépense, mais un investissement : cela a été mesuré, 1€ investi dans le sport, c’est 13€ économisés pour la société. Dans cette période où chaque euro compte, rappelons que l’inactivité physique, elle, coûte à notre pays 140 milliards d’euros par an.
Mobilisé à la hauteur de son potentiel, le sport peut changer des vies. Et contribuer à changer le pays.
Et pourtant, la France se sert encore trop peu de cette force. Les trois quarts de nos jeunes ne font pas assez de sport et 40% de nos étudiants, comme 35% des séniors, n’en font pas du tout. Moins d’un Français sur deux en situation de handicap pratique régulièrement. Seules 18% des entreprises proposent du sport à leurs salariés. Autant de Français qui passent à côté des bénéfices que le sport peut leur apporter.
Des millions de bénévoles animent nos clubs, conduisent les minibus, transmettent les valeurs du sport. Notre pays sait ce qu’il leur doit, mais ils s’essoufflent. Des enfants sont refusés faute de créneaux. 45 % des jeunes filles abandonnent le sport malgré elles à l’adolescence. Et le dérèglement climatique menace déjà la pratique.
Le sport tient, et parce qu’il tient, on le soutient moins. Les budgets s’étiolent, certains dispositifs se démembrent. À force de croire que le sport n’a pas besoin d’aide, on cessera de lui en donner, jusqu’au jour où il ne tiendra plus.
Pourtant, quand la puissance publique s’engage, les résultats suivent. Le levier du sport a fait ses preuves. Et c’est dans ce moment d’élan historique entre les Jeux de Paris 2024 et ceux des Alpes 2030, qu’il faut le fortifier encore et lui donner toute la place qu’il mérite au cœur de la société.
Nous, têtes de réseau du sport français réunies dans le Collectif « Sport 2027 », avons la conviction qu’il faut :
- Plus de sport dans la société pour vivre mieux, ensemble. Un sport accessible à tous, à tout âge et partout, sans discriminations, pour tout ce qu’il apporte de santé, de bien-être et de lien social.
- Un soutien plus fort aux athlètes, aux fédérations, aux clubs, aux bénévoles et aux entreprises du secteur car celui-ci est stratégique et parce que leur action conjuguée fait rayonner la France.
- Un sport qui, parce qu’il se sait accompagné, accélère sa propre transformation en matière de transition écologique, d’innovation, d’éradication des violences, de gouvernance.
Dans les prochains jours, notre Collectif va révéler des propositions concrètes sur ces trois axes, nourries par les remontées des acteurs de terrain que nous représentons et fédérons.
Et vous, candidats, qui voudrez être sur la photo avec nos héros tricolores les jours de grandes victoires, qu’êtes-vous prêts à faire concrètement pour le sport ? Dites-le-nous et engagez-vous !
Nous vous écouterons. Nous vous challengerons. Et nous vous donnons rendez-vous le 1er février 2027 pour un Grand débat inédit sur le sport.
- Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF),
- Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF),
- Emma Léonardi, présidente de l’Association représentative des jeunes dans le champ du sport et de l’animation (ANEJAPS),
- Philippe Diallo, président du COSMOS, l’organisation patronale du sport,
- Thierry Braillard, président de la Fondation du Sport Français,
- Raymond Bauriaud, président de SPORSORA,
- Camille Amar et Christophe Carniel, co-présidents de la SporTech,
- Grégory de Radiguès, président de l’Union des entreprises Sport & Cycle.