Jeux Européens, jour 6 : Jandard, la belle histoire

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Moins d’un an après une rupture du tendon d’Achille, le plongeur Alexis Jandard s’est paré d’argent, son deuxième podium en trois jours. Les sports de combat (muaythai, taekwondo) rapportent à parts égales les quatre médailles de bronze complétant la moisson du jour.

Plongeon : Jandard, et de deux !

Deux jours après avoir pris la médaille de bronze au plongeon 3 m, Alexis Jandard a gagné une marche sur le podium en 1 m. Deux médailles dans une même compétition d’envergure continentale en 2023, comme pour tirer un trait sur les deux blessures et indisponibilités conséquentes de 2022. On rembobine : janvier 2022, le Rhône-Alpin entreprend de régler un souci persistant en se faisant opérer de l’épaule droite. Juillet 2022, il est victime d’une rupture totale du tendon d’Achille droit. Neuf mois sur le carreau, avant un retour à la compétition le mois dernier… et ces Jeux Européens éclatants : « Franchement, je ne sais même pas d’où ça sort ! Enfin si : après la blessure, j’ai bossé, je me suis donné les moyens de revenir et suis très content d’être arrivé jusque-là. »

La médaille de bronze de samedi – clin d’œil à celle obtenue à Bakou il y a huit ans, lors de la première édition des Jeux Européens – aurait pu être une fin en soi, surtout que « j’ai eu un début de journée assez difficile : j’ai dormi deux heures la nuit et je suis arrivé le matin en essayant juste de faire mon travail. Et ç’a super bien payé, en fait, j’étais grave dedans direct ! En finale, par contre, j’ai insisté sur le plaisir, à me dire qu’il fallait que je me fasse kiffer… et c’est ce que j’ai fait. »

Le tout sans jamais se laisser griser, ou déconcentrer, par la perspective de jouer la gagne, alors qu’il n’a jamais quitté le podium provisoire (2e, 1er, 1er, 3e, 3e et donc 2e, pour une note finale de 411,50) : « En fait je n’ai pas trop l’habitude de suivre les passages. Je savais que j’étais dans le haut du classement mais je ne suis pas sorti de mes routines de compétition, du travail de préparation mentale effectué… J’ai fait ce que je devais faire. » Présent à ses côtés sur le podium du 3 m samedi (il était médaille d’argent), Jules Bouyer se contente cette fois de la 4e place.

Le taekwondo cinq fois bronzé

Le taekwondo français quitte la Pologne nanti de cinq médailles, toutes en bronze. Après Cyrian Ravet, Souleyman Alaphilippe et Magda Wiet-Hénin précédemment, Solène Avoulète (+73kg) et Althéa Laurin (-73 kg) ont pris place à leur tour sur la troisième marche du podium de leurs catégories respectives.

Battue en demies par la Turque Nafia Kus (2-0, 4/3 1/0), Solène Avoulète (n°7) a pris le dessus sur la n°5, l’Autrichienne Marlene Jahl, dans la petite finale (2-1, 1/2 10/2 12/6), et il fallait la voir empoigner le drapeau tricolore et courir, tout sourire, en direction de la caméra pour comprendre que la médaillée de bronze des championnats d’Europe 2022 ne boudait pas son plaisir : « C’est une journée plutôt positive, j’ai livré de gros combats contre de gros adversaires, et ça se termine avec une médaille. Cela faisait trois grosses compétitions que je m’arrêtais au pied du podium donc c’est d’autant plus symbolique pour moi. »

Devenue championne du monde le mois passé à Bakou, Althéa Laurin se montrait logiquement plus dubitative vis-à-vis de son résultat du jour : « C’était mon troisième tournoi du mois, ça me fait un certain nombre de combats et ça devient dur. Ce n’est pas la médaille que j’étais venue chercher mais après un mois aussi chargé je vais m’en satisfaire pour le moment. » Battue en quarts par la Turque Sude Yaren Uzuncavdar (2-0, 5/4 3/3), elle termine tout de même sur une bonne note en balayant Rebeka Furedi en repêchage (2-0, 16/4 et 8/3) puis Andjela Berisaj dans son duel pour le bronze (2-0, 11/2 et 15/1) !

Du bronze pour le muaythaï

Les Bleus récoltent deux médailles de bronze, grâce à Myriame Djedidi chez les moins de 51 kg et Messie Kubila en moins de 71 kg. Djedidi, 34 ans et championne d’Europe en 2017 et 2018, avait battu pour son entrée en lice l’Espagnole Claudia Perona Roca (30-27) avant de s’incliner en demies contre la championne du monde de la catégorie, la Turque Gülistan Turan (30-27).

La combattante de l’ESN Team Rezzag se disait « satisfaite de ma prestation, d’abord parce que ce n’est pas ma catégorie mais il n’y avait pas de moins de 48 kg sur cet évènement. Ensuite parce que j’ai affronté l’adversaire la plus dure de la catégorie et que je n’ai pas démérité. Je dirais que j’ai manqué d’un peu de vice et d’intelligence de jeu, mais j’ai tout donné. Je suis contente de ce bronze et je vais continuer à travailler dur pour que la prochaine fois ce soit de l’or. »

Quant à Messie Kubila, 27 ans et quart de finaliste des championnats du monde l’an passé, il a d’abord disposé de l’Arménien Armen Grigoryan (30-27) puis perdu contre Oleksandr Yefimenko (30-28).

Tennis de table : les frères Lebrun au rendez-vous des demies

« Nous avons des objectifs élevés : nous voulons des médailles. On sait que c’est très difficile mais on pense avoir le niveau pour y arriver. » Du haut de ses 16 ans, Félix Lebrun ne se cachait pas au moment d’aborder ses premiers Jeux Européens. Trois jours et autant de matchs gagnés plus tard, le cadet de la fratrie montpelliéraine qui met en ébullition le tennis de table tricolore est au rendez-vous des demi-finales. Mardi sur le coup de midi, il visera une première médaille individuelle dans une échéance de premier plan face au Croate Andrej Gacina.

Malgré une alerte en huitièmes de finale, quand il fut mené 3 sets à 2 par le Danois Jonathan Kjaer Groth, son frère Alexis, 19 ans, sera également de la partie dans le dernier carré, à la faveur notamment d’une « perf » face au n°9 mondial, l’Allemand Qiu Dang, en quarts (4/1). En demies, il sera opposé au Portugais Marcos Sousa da Silva. Pour rêver d’une finale 100% française, 100% Lebrun !

Côté féminin, Jia Nan Yuan s’est arrêtée en quarts de finale, battue par la Polonaise Natalia Bajor (4-2).

Et aussi

Du côté de Wroclaw où se déroulent les épreuves de tir, le duo mixte de skeet olympique composé de Lucie Anastassiou et Eric Delaunay a pris la 6e place de la finale. Au pistolet 25 m, Mathilde Lamolle et Camille Jedrzejewski restent aux portes du Top 8, respectivement 9e et 10e.

C’est le genre de journée idyllique à vivre pour un staff : tous les engagés tricolores de cette première journée du badminton ont gagné, soit 6/6 ! Dans le détail : en simple, les frères Toma Junior et Christo Popov, ainsi que Xuefei Qi ; en double, la fratrie Popov et la paire Margot Lambert – Anne Tran ; et en double mixte, Delphine Delrue et Thom Gicquel.

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