Le renouveau de l'haltéro.

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Les Jeux Olympiques de Londres 2012 avaient été un grand coup de massue. Avec 3 athlètes de très haut niveau, l’haltérophilie française avait l’espoir légitime d’être performante dans la capitale anglaise. Blessure et pression, entre autres, en avait décidé autrement. Au final, c’est bredouille et des questions plein la tête que le retour au pays s’était effectué.

Depuis, les mois ont passé et tous se sont remis au travail, les manches bien retroussées. Le quotidien a repris ses droits et les réflexions ont débuté, au sein du mouvement fédéral notamment, pour trouver des solutions appropriées et recommencer à gagner, à exister sur la scène internationale.

Benjamin Hennequin aux JO de Londres

Nouvellement élu à la présidence de la fédération, Marc Andrieux n’a pas vécu cette expérience douloureuse avec ce statut. Pourtant, cela l’a forcément affecté et c’est désormais lui le conducteur de travaux, le responsable de chantier : « Avant Londres, nous avions 3 athlètes de très haut niveau, Vencelas Dabaya, Benjamin Hennequin et Bernardin Kingue Matam, qui se sont loupés pour diverses raisons... Nous n’allons pas revenir sur le passé, mais il est clair qu’il faut revoir notre façon de préparer mentalement les compétitions. Nous y travaillons et les athlètes ont bien compris le sens de la démarche que nous avons enclenchée, une démarche de prise de confiance en nos capacités. Les Jeux Olympiques nous ont permis de nous remettre en question ».

Et, a priori, cela semble commencer à porter ses fruits. Au fil des compétitions, les bons résultats tombent et les Bleus font à nouveau parler d’eux. Aux championnats d’Europe d’avril dernier, première grosse échéance post-olympique, Manon Lorentz avait décroché le bronze, Bernardin Kingue Matam avait échoué au pied du podium alors qu’il revenait à peine de blessure, et plusieurs records personnels étaient tombés.

Kévin Caesemaeker

Pour poursuivre cette dynamique de reconstruction, les Jeux Méditerranéens apparaissaient comme une occasion rêvée de se frotter aux autres Nations. Pas les meilleures certes, comme le disait si justement le président Andrieux, mais un niveau tout de même suffisamment élevé pour se jauger : « Il est évident que nous sommes loin du niveau européen, les pays de l’Est étant absents. Cependant, la Turquie, la Tunisie, la Grèce, sont des Nations de très grande renommée, et font des Jeux Méditerranéens une compétition au plateau relevé. Nous allons avoir du mal à aller chercher la première place, mais nous prendrons les accessit ! »

Pour aller dans le même sens, Romuald Ernault, responsable du haut niveau, considère cette compétition comme un bon moyen pour les athlètes de son groupe d’acquérir de l’expérience et de se familiariser avec les joutes internationales : « Les jeunes présents ici ont besoin d’apprendre à gagner, et les Jeux Méd sont un des meilleurs endroits pour réaliser cet objectif, pour qu’ils apprennent à monter sur le podium. Ils sont là pour s’aguerrir. De toute façon, une page s’est récemment tournée en haltérophilie et c’est à nous de construire avec la relève qui pointe le bout de son nez. »

Anaïs Michel

La relève justement, elle toque à la porte... Anaïs Michel ou Manon Lorentz, par exemple, font partie de cette jeune génération prometteuse. Arrivée à ce sport un peu par hasard, Manon, la Strasbourgeoise d’origine ne compte pas en sortir : « C’est une de mes amies d’enfance, qui m’y a emmené à l’âge de 12 ans alors que je ne connaissais pas ce sport. D’abord venue pour l’accompagner, j’ai finalement essayé et cela m’a tout de suite plus. Ma curiosité s’est transformée en passion. En commençant l’haltérophilie, je ne pensais pas du tout aller vers le haut niveau. Aujourd’hui, je vise les Jeux de Rio 2016… »

Un objectif qui semble aujourd’hui raisonnablement atteignable. Médaillée de bronze continentale il y a 2 mois, la Française a profité de ces 17ème Jeux Méditerranéens pour étoffer son palmarès avec 2 médailles de bronze, à l’arraché et à l’épaulé-jeté (-53kg). Une étape de plus dans sa progression et une marche supplémentaire de franchie dans sa quête d’olympisme.

5 podiums aux Jeux Méditerranéens

Pour Marc Andrieux, l’équipe de France est « pleine de potentiel ». Et derrière ? Et bien, « la relève est très prometteuse pour nous. Cadets, juniors, nous avons une quinzaine d’athlètes, issus de l’INSEP, de Chatenay-Malabry ou de clubs bien structurés, qui travaillent comme les pôles nationaux. Nous avons donc beaucoup d’espoir lié à cette jeunesse qui arrive. Le potentiel, nous l’avons, maintenant, il nous faut travailler dur ».

Entre travail et talent, l’haltérophilie tricolore relève la tête et semble se diriger vers un ciel plus dégagé, comme celui de Mersin d’ailleurs, d’où elle revient auréolée de 5 médailles au total. Souhaitons-lui le meilleur et espérons que le soleil sera au zénith à Rio…

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