Michel Vion, chef de mission : "A nous de nous adapter"

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Michel Vion, président de la Fédération française de ski, a été désigné chef de mission pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020. A l’occasion du J-1 an avant ces Jeux, il évoque son rôle sur l’année à venir…

Entre Tokyo 2020 et Pékin 2022, vous allez avoir un emploi du temps particulièrement chargé ces deux prochaines années. Comment l’appréhendez-vous ?

Je n’étais initialement pas forcément demandeur de ce rôle de chef de mission. Cela m’a été proposé par certains et, en premier lieu, par Denis Masseglia. Après avoir refusé une fois ou deux, presque par sagesse, en considérant que cette mission nécessite une forte implication que je ne pouvais pas garantir, j’ai finalement accepté.

Cela vient en ajout de mon temps fédéral consacré au ski, mais on trouve ce temps, sur les vacances, sur des moments moins denses ou en dégageant des créneaux plus spécifiquement dédiés, comme lors du rassemblement que l’on a pu faire l’an passé à Opio. Les Jeux Méditerranéens de Tarragone ou les Jeux européens de Minsk sur lesquels j’ai pu me rendre, m’ont également permis de voir un peu comment cela fonctionne, rencontrer les acteurs, connaître les DTN… me mettre un peu en ordre de marche. Au mois d’août, je ferai également mon deuxième voyage à Tokyo pour faire un nouveau repérage avec le staff du CNOSF qui a déjà réalisé un travail remarquable, méticuleux.

La mission sera compliquée parce que c’est un gros évènement, mais bien organisée, avec chacun à sa place, chacun son rôle.

J’aurais un rôle de chef de mission que je comprends comme celui d’un élu du CNOSF, membre du Conseil d’administration, qui est un peu la courroie de transmission entre les élus et les équipes professionnelles qui font leur boulot. Moi, je suis là pour m’assurer que, vu des élus, des dirigeants, tout est bien conforme, le tout en apportant un peu mon expérience. J’ai fait quelques Jeux Olympiques aussi, alors plus d’hiver que d’été, certes, mais quand même.

Enfin, et comme on le dit très souvent, c’est à mon sens l’athlète au cœur du projet. Cela ne veut pas dire qu’on est focalisé que sur l’athlète, mais si on ne met pas à un moment l’athlète au milieu, on a du mal à organiser le reste : le Club France, les déplacements, le fonctionnement…

Quel a été l’accueil de vos collègues présidents des fédérations de sports d’été au regard de votre désignation comme chef de mission ?

Je crois plutôt bon. Je ne veux pas être perçu comme un président de fédération d’hiver qui vient prendre la place d’un dirigeant de sport d’été. Quand j’ai été sollicité, et que j’ai finalement accepté, je l’ai bien précisé.

J’ai accepté sur ma compétence, mon expérience, d’athlète, de DTN, de président de fédération avec une dizaine de Jeux Olympiques au compteur, plus que sur mon profil de fédération d’hiver. C’est sur l’expérience de l’homme que cela doit être apprécié, pas sur la fédération… et il me semble que cela a bien été perçu comme ça.

Les gens me connaissent comme dynamique, pragmatique. Je suis un sportif dans l’âme, organisé, qui a structuré sa fédération. Je suis un homme de contact, j’aime bien le relationnel… Je crois que mes camarades des fédérations d’été ont été rassurés de voir qu’il y avait un chef de mission qui serait aux affaires et au service.

Avez-vous déjà envisagé des innovations, des petites touches personnelles que vous pourriez apporter dans la préparation de ces Jeux pour la délégation française ?

Je crois qu’il ne faut surtout pas réinventer l’eau chaude ou la poudre. On sait qu’en fonction de leur localisation, les Jeux sont différents. Des Jeux en Europe ne sont pas les mêmes que des Jeux en Asie ou en Amérique du nord. Par contre, il y a des points communs…

Avant tout, quand on dit que l’on met l’athlète au centre du programme, on commence par une logistique sans faille. C’est ce que l’on a essayé de mettre en place au ski depuis des années. On parle de voyage, de décalage horaire, de transport du matériel, de temps de préparation…. Quand tout cela est bien mis en œuvre, c’est beaucoup plus simple après. Il y a forcément des touches, pas forcément personnelles mais que l’on va essayer de travailler ensemble, parce que l’on est au Japon, parce qu’il fera chaud, parce que les sites sont un peu particuliers, parce qu’il y aura des contraintes qui n’existaient pas à Londres ou à Rio…

Il conviendra avant tout de s’adapter, aux sites, aux conditions, plutôt que d’arriver avec des idées nouvelles et en disant « on va faire nouveau ».

Quid de vos repérages de Tokyo ?

Je connaissais un peu la ville auparavant pour y avoir déjà effectué quelques voyages mais je n’ai fait qu’un repérage à Tokyo pour l’instant.

Le deuxième déplacement, dans le cadre du séminaire des chefs de mission prévu mi-août sur une durée de cinq jours, va nous permettre de nous faire une idée plus précise de l'ensemble des installations, pas encore toutes achevées, mais presque. Il nous offrira une meilleure vision de ce que l’on a pu approcher il y a quelques mois.

Surtout, nous connaitrons des conditions qui seront quasiment similaires à celles que l’on aura l’été prochain et nous pourrons nous rendre compte de l'humidité, de la chaleur en particulier.

Après, ce sont des Jeux qui sont quand même assez compacts, à l’exception de la voile et du cyclisme dont les sites sont un peu éloignés. Tokyo est une grande ville mais bien organisée. Les métros, la propreté… tout est nickel et nous sommes convaincus que ces Jeux seront parfaitement livrés. A nous désormais de nous adapter au climat, à la chaleur, au décalage horaire…

Tokyo 2020

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