Réaction du CNOSF aux annonces du CIO concernant le CNO russe
Jeux Olympiques08 juil. 2026
Alors que la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine se poursuit et que ses conséquences continuent de peser lourdement, le Comité exécutif du CIO a décidé, ce mardi 7 juillet, de lever, à titre provisoire, la suspension du Comité olympique russe et de laisser aux fédérations internationales le choix d'autoriser ou non la participation d'athlètes russes.

Le CNOSF comprend et soutient la volonté du CIO de préserver le droit fondamental des athlètes à concourir et le principe selon lequel ils ne doivent pas être tenus pour responsables des décisions de leur gouvernement. Il prend également acte des garanties maintenues par le CIO, notamment la recommandation de ne permettre un retour complet qu'à l'issue d'une période de transition accompagnée d'un système de contrôles antidopage crédible et indépendant.
Pour autant, la Charte olympique prévoit que les Comités Nationaux Olympiques ne fondent pas la sélection des athlètes sur leurs seules performances sportives, mais également sur leur aptitude à incarner, défendre et promouvoir, par le sport, une société pacifique.
Dans le contexte actuel, le CNOSF s’interroge, dans le cas de la Russie, sur la manière dont va être assuré le respect de ce principe. Comment en effet attendre du CNO russe qu’il soit garant de l'exigence, inscrite dans la Charte olympique, de sélectionner des sportifs appelés à être des modèles au service des valeurs de paix portées par le mouvement olympique ?
Nous demeurons convaincus que toute participation d’athlètes russes ou biélorusses, même sous bannière neutre, doit faire l’objet d’un suivi particulièrement rigoureux afin d’éviter toute instrumentalisation politique, militaire ou propagandiste du sport.