Simon Dufour, ancien athlète de haut niveau et bénévole aux Jeux de Milan-Cortina
Jeux Olympiques18 févr. 2026
Ancien nageur de haut niveau, avec trois olympiades à son palmarès, Simon Dufour vit de l'intérieur les Jeux Olympiques de Milan-Cortina en tant que bénévole. Interview.
Bonjour Simon, peux-tu nous raconter ton parcours ?
«Je suis ancien athlète de haut niveau. On m'a poussé à faire de la natation car j'étais un enfant assez énergique. Je me suis rapidement senti bien dans ce milieu. J'ai progressé de manière naturelle dans un petit club qui s'appelle Alès (Gard), puis j'ai fait du haut niveau. J'ai ensuite rejoint le club de Montpellier à l'âge de 20 ans. J'ai terminé troisième aux championnats d'Europe juniors. J'ai participé trois fois aux Jeux Olympiques en natation : à Sydney en 2000, à Athènes en 2004 et à Pékin en 2008.
Quels souvenirs gardes-tu de tes premiers Jeux Olympiques ?
On m'avait très bien préparé. On m'avait dit que ça pouvait très vite devenir Disneyland ! Quand on arrive, on reçoit des cadeaux. On croise des stars. Aux Jeux de Sydney, j'ai eu la chance de voir le boxeur Mohamed Ali ou l'athlète américain Maurice Greene. C'était quelque chose d'incroyable. C'est totalement atypique. Aucune olympiade ne ressemble à une autre.
Pourquoi as-tu souhaité être volontaire aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina ?
Aux Jeux de Paris 2024, j'ai adoré voir la ville se transformer par l'événement. J'ai regretté de ne pas avoir aidé à l'organisation. J'ai discuté avec des personnes que je connais dans le milieu. Elles m'ont dit « déclares-toi comme volontaire aux Jeux de Milan-Cortina » pour aider l'équipe de France à s'installer. Mon passé de sportif a fait que j'ai pu rejoindre l'équipe du CNOSF à Livigno. Je m'épanouis dans le bénévolat car le service peut relier beaucoup de gens. C'est mon père qui m'a transmis ses valeurs très jeune.
Quelles sont exactement tes missions ?
J'ai été désigné pour rejoindre le pôle sport du CNOSF. A Livigno, j'ai aidé à installer le Club France : réceptionner le matériel, le mettre en place et faire en sorte que les athlètes se sentent bien, en apportant des réponses aux questions qu'ils se posent. Ce qui est super agréable en tant que bénévole, c'est qu'il y a des personnes qui ont travaillé sur tout avant. Moi, j'arrive et j'obéis aux ordres. Je suis là pour seconder.
Comment faire pour inciter des gens à devenir bénévole ?
On est dans un monde qui a besoin de bénévoles. Moi, j'ai 46 ans, c'est une petite parenthèse dans ma vie. Si je peux donner un conseil aux jeunes : si vous avez l'occasion de faire ça un jour, faites-le ! Vous allez vivre des moments atypiques et hors du temps. Être bénévole, c'est travailler en groupe, sans savoir ce qu'il va se passer dans la journée. Parfois, il n'y a rien à faire et parfois, on sauve un événement. Allez-y ! »