Un couple de volontaires français aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina.

Jeux Olympiques17 févr. 2026

Parmi les 18 000 volontaires des Jeux Olympiques de Milan-Cortina figurent environ 450 Français. Rencontre à Milan avec un couple de Grenoblois venu retrouver, autant que faire se peut, les émotions vécues lors des JO de Paris 2024.

Couple de volontaires français aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina.
Corinne et Thierry Dumont, volontaires français aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina.

Les volontaires français à Milan-Cortina

Au total, ils sont environ 450 Français à participer en tant que volontaires aux Jeux Olympiques d'hiver de Milan Cortina. On parle beaucoup français à Milan et dans les Alpes italiennes cette quinzaine ! Dès le point information « Milano-Cortina 2026 » de l’aéroport de Malpensa, à l’accueil grand public de la Milano Santagiulia Ice Hockey, ou encore à l’entrée photographes de la patinoire de Rho dédiée au patinage de vitesse, les français ont répondu présent à l'organisation de ces jeux chez nos voisins italiens.

Pour beaucoup d’entre eux, cette présence traduit la nostalgie, de Paris 2024 : « J’avais été volontaire pour nos Jeux Olympiques à la maison et j’avais adoré les quinze jours passés à Vaires-sur-Marne, où se tenaient les épreuves d’aviron et de canoë-kayak, se remémore Thierry Dumont. Vivre l’évènement de l’intérieur, regarder l’organisation, comment toute cette grosse horlogerie tourne avec précision, être proche des athlètes, des staffs, interagir avec d’autres passionnés de sport venus du monde entier… J’avais adoré. »

« Mon mari me racontait ce qu’il vivait à Paris 2024 et j’étais envieuse »

Deux ans bientôt ont passé. Le tour des Jeux d’hiver est venu. Habitant Grenoble, la grande fête de Milan-Cortina 2026 ne s’avérait pas inaccessible pour Thierry. Et puis il y avait un manque à combler dans le foyer : « J’avais raté le coche pour les Jeux de Paris à cause de mon travail et j’avais eu les boules de le voir partir cet été-là, rigole son épouse Corinne. Il me racontait ce qu’il vivait là-bas et j’étais envieuse. Alors cette fois on s’est dit : ‘‘Allez on y va, on fait les Jeux ensemble !’’ »

Mais comment s’y prend t-on, au juste, pour « faire les Jeux » ? « L’organisation avait mis en place un site pour candidater, explique Thierry. On y déposait une sorte de CV et une lettre de motivation, puis ils vous contactaient pour un entretien en visio. » Les aspirants volontaires formulaient également des vœux, à plus forte raison dans le cas des JO de Milan-Cortino et leurs sites éloignés les uns, des autres. « On indiquait nos dates de présence possible et des préférences de lieux – les lieux mais pas les disciplines qui s’y déroulent, l’affectation précise étant du ressort du comité d’organisation, précise Thierry. Dans notre cas, on a demandé expressément Milan, à la fois parce que c’était le site le plus proche de chez nous et qu’il nous semblait qu’il serait plus facile d’y trouver un logement. »

« Ce qui est fascinant avec les Jeux, c’est leur côté universel »

Car le volontariat est affaire de passion : « On cherche et on paye nous-mêmes notre logement, explique Corinne. L’organisation prend en charge de son côté l’abonnement au réseau de transports en commun, ainsi que les repas pris sur le site de compétition. Mais on le sait quand on candidate, aucun problème avec ça ! »

Le couple baigne dans le sport depuis toujours. Thierry a été moniteur de ski plus jeune, Corinne contribue tout comme lui à la vie sportive grenobloise à travers le bénévolat, « notamment dans l’organisation de courses en montagne, comme le trail des 4 Massifs. » A Milan, pas de montagne au programme pour eux donc mais de la glace, du côté de la Milano Rho Ice Hockey Arena. « Ce qui est fascinant avec les Jeux, c’est leur côté universel : on croise le monde entier et on entend toutes les langues autour de nous, d’où la nécessité d’être bilingue, reprend Thierry. Ici, on aura rencontré des Américains, des Japonais, des Scandinaves... et puis des Français, aussi ! » En tout, le couple aura pris part aux dix premiers jours des Jeux Olympiques, rentrant le dimanche 15 à la maison. « On reprend le travail lundi, sans transition ! » Fin de la parenthèse olympique enchantée… pour le moment, puisque le couple a déjà coché l’échéance des Alpes 2030 à son agenda.