Conversation avec... Sébastien Poirier, vice-président en charge de la transformation économique

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Président de la Fédération française de motocyclisme (FFM) depuis octobre 2020, Sébastien Poirier a fait son entrée au sein du nouveau Conseil d’administration du CNOSF en tant que vice-président en charge de la transformation économique, une nouvelle étape d'un parcours exceptionnel.

Diplômé du Centre de Droit et d’Économie du Sport de Limoges, Sébastien Poirier a de fait débuté en 1995 à la FFM en tant que juriste, pour en devenir le directeur général puis, finalement, le président. Entretien...

Dans quel état d’esprit entamez-vous cette mission et comment jugez-vous l’état de santé du monde du sport au regard de la crise du Covid-19 ?
J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler avec Brigitte Henriques durant tout sa campagne pour la présidence du CNOSF, une campagne basée sur l’échange. Nous avons envie d’améliorer les choses de façon très pragmatique, par des évolutions naturelles et, surtout, via des partages d’expériences entre les fédérations. C’est un challenge important à l’heure où tout se bouscule pour le sport français.

Soutenir le sport à hauteur de son apport à la société.

Je suis un passionné de sport, pour tout ce qu’il représente en termes de lien social et de vie associative. C’est l’un des seuls secteurs d’activité qui répond à ce besoin de liens. Plus le sport sera riche d’expériences transversales, plus il pourra répondre à ses missions sociales.

La crise sanitaire a fortement impacté le développement des fédérations dont la pérennité repose principalement sur le nombre de licenciés, faute de subventions publiques suffisantes. Globalement, tous les secteurs d’activité concernés par le lien social, de la culture aux loisirs, ont été impactés. C’est tout un modèle économique à appréhender et nous sommes là pour continuer à soutenir le sport à hauteur de son apport à la société.

Dresser un panorama des modèles économiques des différentes fédérations...

Quelles sont les pistes envisagées pour renforcer l’attractivité du mouvement sportif ?
Il est encore tôt pour communiquer avec précision. Ce que je peux dire, c’est qu’il n’y a pas un seul modèle. Aujourd’hui, le mouvement sportif représente 108 fédérations. Ce mouvement est riche de sa diversité, y compris dans la manière dont il est géré. Des fédérations sont concurrencées par le secteur privé. Chacune trouve des solutions qui lui permettent d’exister. Certaines passent ainsi des conventions avec des salles de sport et trouvent des solutions gagnant-gagnant. Notre objectif est de dresser un panorama des modèles économiques des différentes fédérations, pour voir comment chacune a réussi à intégrer par exemple de l’activité économique du secteur marchand dans ses statuts.

Un cours de Pole Dance - Photo FFDanse

Le but est de maîtriser ces modèles économiques mais aussi de valoriser les actions de ces fédérations, à l'instar de la fédération de danse qui a réussi à intégrer des structures commerciales tout en conservant son modèle associatif. C’est une question d’équilibre et les partages d’expériences seront primordiaux afin de continuer à attirer un maximum de jeunes, et de moins jeunes, dans nos clubs.

Quelle sera votre approche en termes de développement durable dans l’idée d’amplifier la place du sport dans l’économie sociale et solidaire ?

Il n’y a pas une structure responsable qui, aujourd’hui, peut faire l’économie de ce type de problématique. Il faut continuer à valoriser ce que le mouvement sportif sait faire en termes de responsabilité sociétale, et à mettre en place des outils pour aider les fédérations à effectuer cette transition. Il y a déjà en place toute une série d’aides pour assumer et assurer des manifestations sportives de masse dans une responsabilité sociétale. La fédération d’athlétisme effectue notamment un gros travail là-dessus, tout comme la fédération de tennis avec son label Haute Qualité Environnementale à travers Roland Garros, l’opération Balle Jaune ou encore le travail de l’association Fête le Mur.

Encore une fois, l’idée, c’est le partage de nos savoir-faire. Les Jeux de Tokyo sont d'ailleurs révélateurs de cette dynamique. Il faut penser à tous ces sportifs, longtemps dans l’incertitude, qui ont continué à travailler d’arrache-pied au quotidien pour se préparer à la compétition. Malgré l’absence du public et l’intensité que ça peut procurer, ils sont largement suivis et leurs performances commentées. Après la crise traversée, les exploits et les médailles olympiques et paralympiques obtenues sont encore plus intenses. Les Jeux sont une chance pour le mouvement sportif en ce qu’ils donnent envie de pratiquer et nos clubs seront au rendez-vous à la rentrée pour accueillir les futurs licenciés avec plaisir.

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