Rencontre avec Boris Darlet, président de la FFRS

Jeux Olympiques08 févr. 2026

Une grande première aux Jeux Olympiques d’hiver pour son sport et, déjà, l’une des belles histoires de ce début d’épreuves à Milan-Cortina en la personne de Violette Braun, avant des ambitions fondées de médaille pour Timothy Loubineaud : entretien avec Boris Darlet, président de la Fédération Française de Roller et Skateboard (FFRS).

Milan-Cortina 2026 marque les premiers Jeux d’hiver pour votre fédération. Que ressentez-vous en tant que président ?

Nous sommes comme des dingues, c’est une expérience magique. La Fédération Française de Roller et Skateboard avait ancré cette idée qu’elle n’était pas olympique, parce qu’elle a 100 ans, et 100 ans parmi le mouvement non-olympique. Et puis tout s’est accéléré avec le skateboard annoncé en 2016. On fait les Jeux Olympiques de Tokyo et Paris sur les sports d’été, et maintenant on vient présenter les athlètes du long track à Milan-Cortina... C’est une aventure de fous. Donc on ressent à la fois énormément d’enthousiasme... mais en même temps nous sommes bien conscients aussi que nous sommes aux Jeux pour performer lors des épreuves, donc il s’agit de rester concentré sur des objectifs très clairs et très précis. Nous sommes un peu dans cet entre-deux : à la fois très concentrés et bouillonnants d’envie à l’intérieur.

Quels sont vos attentes sportives pour cette grande première aux JO d’hiver ?

Il se trouve qu’un truc complètement fou s’est passé en l’espace de trois ans. On a longtemps porté ce message de dire que l’on trouvait ça cohérent de s’occuper d’une discipline, le long track, où les passerelles sont nombreuses avec le roller. On l’a martelé, on a essayé de convaincre, et puis un « game changer » s’est produit cette année, où l’on se présente aux Jeux avec des chances de médaille, ce qui n’était pas du tout prévu. Et l’autre aspect incroyable, c’est que dans cette transition roller - glace, on a une athlète venue du roller qui se qualifie pour les Jeux sur glace en à peine plus d’un an. La dernière présence d’une Française en long track remontait aux Jeux de 1988 (Marie-France van Helden, ndlr). Alors Violette aujourd’hui, c’est tout simplement l’histoire qui se met en marche, avec une athlète qui, portée par le dispositif fédéral d’accompagnement, passe du roller au patin en un peu plus d’un an. Nous sommes hyper contents et fiers d’elle. Et puis il y a Timothy Loubineaud… Timothy qui a une chance de médaille dans ces Jeux (sourire)...

Quel message adressez-vous à vos licenciés et aux jeunes qui peuvent maintenant rêver grand, été comme hiver ?

Déjà, prenez du plaisir à faire du sport. Croyez en vos rêves et sachez que dans l’adversité, il y aura toujours un acteur de notre Fédération pour vous soutenir et vous reconnaître.

Avez-vous un message pour les fans français de long track venus en nombre à Milan ?

Il se trouve qu’on a lancé un dispositif de clubs de supporters, avec sept clusters organisés dans les clubs. Je vais faire court : faites du bruit, imprimez les têtes de nos athlètes, mettez les perruques, les peintures bleu-blanc-rouge sur les joues, et puis... Allez les Bleus !

Voir aussi