Chloé Trespeuch, maman aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026
Jeux Olympiques13 févr. 2026
Figure marquante du snowboardcross tricolore, Chloé Trespeuch dispute ses quatrièmes Jeux Olympiques à Milan-Cortina, à peine plus d’un an après être devenue maman. Comment vit-elle sa vie d’athlète et de maman à Livigno ? On vous explique tout.

Avoir son fils dans les tribunes, c’est une force supplémentaire
Rappelez-vous des Jeux de Paris, lorsque Clarisse Agbégnénou a pris dans ses bras sa fille Athéna après sa conquête de médaille de bronze. Ou encore de l’escrimeuse Auriane Mallo-Breton, médaillée d’argent devant son fils de trois ans en tribunes au Grand Palais. A l’image de ce qui a été fait lors des Jeux en France en 2024, le CNOSF a mis en place un dispositif d’accompagnement des familles aux Jeux d’hiver de Milan-Cortina. Groupe Whatsapp, aide à la logistique, invitation aux temps de célébration, Club France ouvert aux familles… En clair, l’institution souhaite contribuer au bien-être de l’entourage pour plus de sérénité pour l’athlète.
Porte-drapeau de la délégation française, la snowboardeuse Chloé Trespeuch vit ses Jeux Olympiques avec ses proches, son compagnon rugbymen et son fils Marlo, né il y a un peu plus d’un an. Du haut de ses 13 mois, Marlo encourage même sa maman en bas de la piste. “Il est là dans la poussette avec un duvet bien chaud. C’est cool, ça donne de l’énergie. Avoir son fils dans les tribunes est une force supplémentaire”, savoure la double médaillée olympique, en quête d’une médaille d’or à Milan. “Je suis pleinement maman et pleinement athlète, j’adore être les deux. Être devenue maman est quelque chose d’incroyable”.
Vivre des émotions en famille
Si les enfants ne sont pas admis au village olympique, où elle loge en tant qu’athlète, cette maman épanouie met en place toute une organisation pour pouvoir profiter de ses proches sur le site de Livigno, où ont lieu les épreuves de snowboardcross. Preuve qu’il est possible de conjuguer maternité et haut niveau. “Je jongle entre ma vie d'athlète et mes obligations dans la journée et les moments “off” où je peux être près de mon fils et de son papa. Je veux vivre des émotions en famille” a-t-elle confié. C’est vrai que ses quatrièmes Jeux olympiques n’ont à rien à voir avec les précédents. L’athlète de 31 ans a réussi un challenge excitant.
Trois mois après avoir donné naissance à Marlo, notre tricolore était de retour sur la planche de snow. Juste avant les Jeux Olympiques, elle est revenue au top niveau, signant même un podium à Dongbeiya en Coupe du monde, ce qui paraissait encore inimaginable quelques mois plus tôt. "L’envie de la compétition n’est jamais partie mais j’avais perdu certains réflexes sur la confrontation directe. Je pensais que c’était inné mais en fait, sans pratique, on le perd un peu". “La surfeuse d’argent”, nom qui lui a été donné après sa médaille d’argent aux Jeux de Pékin, a aussi réussi le pari de revenir à 100% de sa forme pour les Jeux de Milan. “Personne ne réagit de la même manière à une grossesse. J’espérais revenir vite car il y avait le timing des Jeux, mais c’était l’inconnu". Dans sa discipline du snowboardcross, jamais une athlète n’a disputé les Jeux Olympiques après une pause maternité. Malgré le timing très court entre l’accouchement et les Jeux Olympiques, son entraîneur, Kévin Strucl, n’a pas été surpris pour autant. “On a mis des choses en place depuis son accouchement. On n’a pas voulu griller d’étapes mais on ne voulait pas non plus prendre du retard. Certaines compétitions ont servi de base au staff pour travailler et être prêt aux Jeux”. Comme le dit cette maman olympienne, son entourage sportif « a été hyper compréhensif et content pour moi ». Et ça, c'est déjà une grande victoire.


