Roxana Maracineanu : « Les JOJ permettent de nourrir la motivation des jeunes »

La ministre des Sports avec Thomas Bach - Photos : CNOSF/KMSP
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En visite officielle aux Jeux Olympiques de la Jeunesse, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a loué les valeurs fondamentales des JOJ ainsi que les bénéfices dont peuvent tirer les apprentis champions en vue d’une carrière au plus haut niveau.

Comme un symbole, les JOJ de Lausanne ont ouvert la saison olympique sept mois avant les JO de Tokyo…

Démarrer cette année olympique par les Jeux Olympiques de la Jeunesse, c’est dans l’ordre des choses. Le mouvement olympique a décidé d’ouvrir cette magnifique expérience que ce sont les Jeux à notre jeunesse et c’est important car il y a beaucoup de talents qui se perdent en route dans des carrières sportives. Souvent à l’âge de l’adolescence, beaucoup de jeunes qui se sont entraînés pendant des années ont envie de raccrocher et les faire se confronter à l’international, leur faire découvrir ce que peuvent être de grands événements comme les JOJ, ça permet d’entretenir la motivation parfois dans des sports qui peuvent être compliqués à gérer dans une vie difficile.

Ces JOJ peuvent donc clairement servir de déclic dans une carrière ?

Oui, parce que dans des grands pays de sport que peuvent être la France ou les Etats-Unis, où il y a une grande concurrence en interne dans certaines disciplines, on a tendance jusqu’à un certain âge à concourir contre les mêmes adversaires à la maison et de ne pas souvent sortir. Le fait d’avoir ce type de rassemblement permet vraiment de nourrir la motivation au quotidien qui n’est pas simple tous les jours dans des disciplines coûteuses en énergie, en temps et en investissement.

Ce que l’on aime dans ces JOJ, c’est cette notion de transmission

Roxana Maracineanu avec Caitlin McFarlane, médaillée d'argent du super-G à Lausanne

Les JOJ mettent l’accent sur un vaste programme éducatif et pédagogique : est-ce important selon vous de transmettre aussi tôt certaines valeurs de l’olympisme, parfois auprès de jeunes athlètes dont on ignore s’ils poursuivront leur carrière au plus haut niveau ?

Ce qu’on aime dans ces JOJ, c’est cette notion de transmission qui associe beaucoup les anciens ou actuels champions olympiques qui viennent sur les sites de compétition, et qui parfois les organisent aussi. Le fait d’avoir des champions qui sont à la portée des futurs champions, c’est important parce que ça donne des perspectives. Ca prouve aussi qu’après la carrière sportive, il peut y avoir une autre vie. Profiter de leur expérience, c’est très intéressant et le fait que cela se passe durant la compétition, c’est bien vu car ils peuvent appliquer tout de suite ce qu’ils entendent.

Quand vous étiez jeune nageuse, auriez-vous rêvé de prendre part à ce type de compétition ?

Bien sûr parce que moi, je n’ai eu qu’une seule fois la chance de participer aux Jeux Olympiques. Et ce n’est qu’à la fin de ces JO de Sydney (en 2000) que je me suis rendue compte de tout ce que j’avais finalement manqué avant en me disant : « Mince, si j’avais su à 12 ans, à 14 ans, quand je me suis lancée… » Ce rassemblement entre les nations, avec des jeunes qui font la même chose que moi, qui parlent différentes langues, qui ont des expériences et des vues différentes dans leur pays, et qui partagent le temps d’une semaine de compétition, c’est quelque chose de particulier qui m’aurait plu. Le fait de rencontrer d’autres sportifs que ceux de son propre pays qui sont sur d’autres disciplines, la neige qui rencontre la glace, c’est également très enrichissant et ça donne l’impression de faire partie d’un corps plus large. C’est très motivant.

C’est important que les grands événements sportifs suscitent aussi des investissements pour refaire des équipements olympiques.

Photo de famille avec Thomas Bach, Denis Masseglia, Danielle Brulebois, députée du Jura...

Un dernier mot sur la part de la France dans la co-organisation de cet événement avec la Suisse ?

Réunir tous les jeunes dans le berceau de l’Olympisme à l’endroit où se trouvent le siège du Comité International Olympique, beaucoup de fédérations internationales, le Musée Olympique, ça a un sens particulier. Mais surtout, on se partage l’organisation ! Du combiné nordique, du biathlon, du saut à ski et du ski de fond ont lieu en France, au stade des Tuffes. C’est une très belle occasion de revitaliser cet endroit. L’Etat a investi 6 millions d’euros avec une petite aide de la Suisse pour pouvoir refaire un tremplin car nous n’avons pas beaucoup en France. Donc c’est important que les grands événements sportifs suscitent aussi des investissements pour refaire des équipements olympiques, qui vont servir à l’entraînement de nos sportifs et permettre de valoriser et récompenser des disciplines qui nous ramènent beaucoup de médailles comme le biathlon. Tous les sportifs, les entraîneurs, les bénévoles qui s’investissent pour le sport et ces grands événements méritent aussi qu’on leur accorde de l’importance et des moyens.

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